À quatre mois de l’échéance du règlement de la première tranche des Debentures Zero-Coupon pour les souscripteurs du Super Cash Back Gold de BAI et autres Schemes Marketed pour le compte de Bramer Asset Management Ltd, la quête des fonds nécessaire est entrée dans sa phase active. Des indications sont que cette prochaine étape du Repayment Plan de la National Property Fund Ltd  imposera le recouvrement des fonds de l’ordre de Rs 9,3 milliards pour que le compte soit bon. Mais dans d’autres milieux, l’on s’accorde à dire que le montant pourrait être inférieur vu que les clients étrangers de BAI Co (Mtius) Ltd, principalement des Français et des Italiens, avec des placements de l’ordre de Rs 1 milliard, ne feront pas partie du plan de remboursement, qui ne concerne que les capitaux souscrits au 4 avril de l’année dernière et excluant les intérêts déjà versés. Toutefois, le montant définitif est actuellement en voie de compilation par les services comptables compétents. En parallèle, le Special Administrator de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities, Yacoob Ramtoola de la firme BDO, multiplie les initiatives pour cette nouvelle étape du  recouvrement maximal de fonds dilapidés et détournés sous le Chairman Emeritus de BAI, Dawood Ajum Rawat.
Dans cette perspective, le conseil des ministres d’hier a arbitré en faveur du Special Administrator de BAI Co (Mtius) Ltd, qui remonte à juillet de l’année dernière, au sujet du contrôle des avoirs de la Bramer Banking Corporation Ltd. Avec la mise sous Receivership de la banque de Dawood Rawat, la Banque de Maurice avait affiché ses prétentions par rapport à une mainmise sur les avoirs de la banque, dont la révocation de la Banking Licence le 2 avril de l’année dernière avait précipité l’écroulement de l’empire Rawat.
Jusqu’à la fin de la semaine dernière, toutes les tentatives de ramener la Banque centrale à la raison à l’effet que les avoirs de la Bramer Banking Corporation Ltd doivent revenir de droit à la National Property Fund Ltd, aux termes des dispositions de l’Insurance Act, ont été vaines. Vu l’urgence de la situation avec l’échéance de la première tranche des Debentures à la fin de juin prochain, sur proposition du ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, le conseil des ministres a tranché en faveur du Special Administrator aux dépens de la Banque de Maurice.
Ainsi, au terme de cette décision du conseil des ministres, tous les avoirs de Bramer Banking Corporation Ltd seront transférés à la National Property Fund Ltd au même titre que les avoirs  découlant du Winding Up de BAI and its Related Companies.  « The Special Administrator has started the process of winding up procedures of BAI and its related companies, that include the assets of Bramer Banking Corporation Ltd.  The assets recovered would contribute towards the repayment to policyholders of the Super Cash Back Gold Scheme, and investors of the Bramer Asset Management Ltd as per the repayment plan of the National Property Fund Ltd. », note le communiqué officiel du conseil des ministres.
Dès le début de la semaine prochaine, le Special Administrator devra avoir des consultations avec le Receiver de la Bramer Banking Corporation Ltd In Receivership, Gerald Lincoln, Country Partner d’Ernst & Young (E&Y), nommé par la Banque de Maurice. L’objectif de ces échanges : dresser la liste des avoirs de la Bramer Bank, qui devront faire l’objet de ce transfert. À ce jour, très peu d’indications sont disponibles quant au montant susceptible d’être recouvré vu que les Toxic Assets de la Bramer Banking Corporation Ltd sont évalués à quelque Rs 5 milliards. Les plus optimistes sont d’avis que des fonds de Rs 1 milliard pourraient être récoltés à ce guichet particulier pour le compte de la National Property Fund Ltd.
Cette somme devra s’ajouter aux revenus d’autres opérations de recouvrement, dont les deux principales composantes sont la vente de la clinique Apollo-Bramwell avec un Tag Price de Rs 2,1 milliards et la réalisation  des placements au sein de Britam Kenya avec une somme de Rs 4,2 milliards escomptés. Dans les deux cas, le suspense est de mise.
En ce qui concerne la clinique Apollo-Bramwell, avec des dépenses opérationnelles mensuelles dans la fourchette de Rs 40 millions à Rs 50 millions, garanties par le ministère des Finances, la prochaine date butoir est le 20 février. À cette date, le Preferred Bidder d’Omega Ark plc Ltd devra avoir dépêché à Maurice une équipe de consultants pour l’exercice de Due Diligence.
Au cas où ce Deadline n’est pas respecté, les autorités envisageront de mettre à exécution le plan B sans vouloir révéler les détails de cette alternative. Il est un fait que les négociations avec les repreneurs désignés ont accusé un important retard. Aux termes du calendrier agréé, depuis le 5 février, un Final Bid et un plan de restructuration du personnel auraient dû être soumis. Dans le cas de Britam, les actionnaires kényans au sein de cette société devront d’un moment à l’autre confirmer leur intention avec une offre formelle. Mais du côté des autorités mauriciennes, l’on évite de faire des commentaires sur les éventuels développements.
Entre-temps, le Special Administrator de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities ont déjà enclenché les procédures pour la vente des avoirs  du groupe BAI, avec notamment des repreneurs potentiels en lice pour le complexe Kapu Kai à Grand-Baie, Home to Harley Davidson et BA Exchange, dont la Western Union. Ce Deal devra rapporter une somme de Rs 500 millions en faveur du National Property Fund.
En marge des réclamations à tous ceux qui ont bénéficié des largesses de Dawood Rawat au vu des fonds détournés, sans oublier le Footprint de Rs 500 millions de la MediaMetrix Connection, un Estate Agent a été nommé pour la vente des propriétés immobilières, dont les appartements du clan Rawat de Diplomat Gardens à Floréal avec plus de Rs 300 millions en jeu et ce qui reste de la Bramer House à Ebène Cyber City après les Deals à la Mallam Hasham sous la Citizen Non-Restriction Property Act.
Affaire à suivre…