Un véritable casse-tête chinois se présente à deux mois de l’échéance du remboursement de la nouvelle tranche de 20% aux Policy Holders du Super Cash Back Gold du défunt groupe BAI. En effet, les responsables de la National Property Fund Ltd sont déjà sous pression pour assurer les engagements financiers envers les victimes de l’affaire BAI. Cependant, de gris nuages s’amoncellent à l’horizon avec la prochaine échéance du 30 juin prochain. Le compte est encore loin d’être bon « to meet the next deadline » car dans les caisses de la National Property Fund Ltd, les liquidités ne se montent qu’à Rs 250 millions alors que les déboursements devraient être de l’ordre de Rs 2 milliards. En parallèle, la NIC Healthcare Ltd, qui a été entraînée au centre de la controverse politique avec les dessous de la vente avortée de la clinique Apollo-Bramwell au groupe Omega Ark Investments Ltd dans le sillage de la Private Notice Question du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, mardi dernier, brandit la menace d’actions légales pour faire taire les critiques.
À deux mois de l’échéance du repaiement de la nouvelle tranche de 20% aux détenteurs du Super Cash Back Gold, les autorités sont toujours à la recherche de la formule magique pour trouver les fonds nécessaires à cet effet. Des sources bien renseignées avancent qu’au bas mot, des fonds de Rs 2 milliards devront être disponibles dans les prochaines semaines. « Ce sont les derniers chiffres disponibles. Mais pour tout nouveau Update, il faudra passer officiellement du côté de la National Property Fund Ltd », ajoutent ces mêmes sources.
Toutefois, les opérations de recouvrement des fonds appartenant au conglomérat BAI, après déduction des remboursements effectués, ne laissent qu’un reliquat de Rs 250 millions en liquide, montant qui est nettement insuffisant pour compléter l’exercice du 30 juin prochain. Aucune confirmation officielle si le remboursement de Rs 26,2 millions au BAI Administrator, Sattar Hajee Abdoula, Chief Executive Officer de Grant Thornton, a été effectué à partir de ces mêmes fonds. « Les avoirs de l’ancien groupe BAI n’ont pas encore été réalisés. Il y a tout le volet des immobiliers, soit résidence, appartements ou campements à compléter et ce n’est pas du jour au lendemain, sans compter que des décisions sont attendues de la Financial Intelligence Unit au sujet des enquêtes sous l’Assets Recovery Act », fait-on comprendre dans les milieux concernés.
Ce montant de Rs 2 milliards ne tient nullement compte de la ligne de crédits de Rs 3,5 milliards, consentie par la Banque de Maurice avec la garantie du ministère des Finances à la fin de juin 2015 pour les premiers remboursements de juin 2015. À ce jour, aucune indication n’a transpiré quant au potentiel ou même l’intention de la National Property Fund Ltd d’effectuer ce remboursement. Difficile à déterminer à ce stade la formule qui sera adoptée pour trouver les Rs 2 milliards en vue de satisfaire les Super Cash Back Gold Policy holders à la fin de juin prochain.
Entre-temps, la polémique gagne en intensité au sujet de la vente des avoirs de l’ex-groupe BAI, notamment la clinique Apollo-Bramwell alors que les 23% d’actions au sein de Britam Kenya devraient faire l’objet d’une commission d’enquête annoncée par le conseil des ministres il y a bientôt trois semaines. Dans un communiqué, émis, hier après-midi, la NIC Healthcare Ltd a tenu à vouloir rétablir les faits au sujet des allégations sur la vente de la clinique de Dawood Ajum Rawat, en particulier sur le courtage de Megacom Ltd entre Omega Ark Investments Ltd et les autorités.
NIC Healthcare Ltd note que « les négociations ont été tenues directement avec les membres de la direction et les représentants légaux d’Omega Ark Investments Plc; Megacom Ltd avait approché la NIC Healthcare Ltd pour des discussions ».
Le communiqué poursuit que  « suite à une conversation téléphonique entre le Chairman de la NIC Healthcare Ltd et celui d’Omega Ark, il avait été convenu que la NIC Healthcare Ltd n’allait pas entamer des discussions sur la vente de l’hôpital Apollo Bramwell avec des intermédiaires; la direction de la NIC Healthcare Ltd avait donc refusé d’entamer des discussions avec Megacom Ltd ».
« De ce fait, à aucun moment la NIC Healthcare Ltd n’a tenu de discussions avec les représentants de Megacom Ltd concernant la vente de l’hôpital Apollo Bramwell;
Dans un courriel en date du 11 mai 2016, la NIC Healthcare Ltd avait insisté pour que la vente soit concrétisée à la date butoir du 18 mai 2016. De ce fait, afin d’éviter tout retard, la NIC Healthcare Ltd avait décidé que la vente de l’hôpital se ferait directement entre les parties et non à travers un  Escrow Agreement », ajoute la NIC Healthcare Ltd en brandissant « le droit d’entamer des actions légales contre les auteurs de ces allégations ».