Les 185 employés de Courts sous la menace de licenciements ont commencé à recevoir leurs lettres. Des préposés du bureau de l’administrateur se sont déplacés, ce matin vers 8 h 30, au warehouse de Trianon pour remettre en main propre une trentaine de lettres de licenciements aux derniers last in, first out. Sauf qu’un employé nous laisse comprendre qu’ils ont tous refusé. « On nous demande de signer un document sans que nous n’ayons le droit de le lire. Nous ne pouvons signer quoi que ce soit sans savoir de quoi il s’agit », peste-t-il. Et de poursuivre : « Bann la inn repren zot lettre, dir zot pe ale kit sa ministere. Dayer, nou pas compren kifer nouvo direction Courts pann vini. Pena mem enn remerciement. Koumsa traite travayer dan sa pays la ? » D’autant que ces employés affirment être dans le doute quant au fait que ce sont ceux qui comptent le moins d’années de service qui sont mis à la porte alors que les plus de 60 ans restent. « Bann plis ki 60 ans pe gagne pension securité sosial, lor la zot pe gagne salaire. Nou pas konpran. »
Rendez-vous a donc été pris au bureau du ministre du Travail et des Relations industrielles demain à 9 h. « Kan ena problem dan travay, nou al get minister Travay. Samem tou bann 185 employés ki pe licenciés pou zoine la bas », déclare Jane Ragoo, la déléguée syndicale de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP).
Par ailleurs, précise Jane Ragoo, « nous ne sommes absolument pas d’accord avec la proposition du gouvernement de payer les 185 licenciés 15 jours par année de service. Nous continuerons à nous battre auprès du ministre Bhadain pour obtenir une indemnisation juste et équitable ».