Au chapitre de l’Emploi et des Relations industrielles, l’Audit relève des lacunes relatives à l’octroi ou au renouvellement des “recruitment licences” pour le recrutement de travailleurs pour un emploi à l’étranger et à Maurice. Celles-ci comprenaient l’absence d’un registre pour le suivi de l’état des licences de recrutement et la non-présentation des rapports trimestriels.
« The recruitment licence was to be issued as per specimen form specified in the second schedule of the recruitment of workers regulations. However, the licence forms were neither designed as controlled form nor printed on special type of paper such as azur laid paper with watermark. Hence, control over licences, regarding their validity and authenticity could not be ascertained », indique le rapport.
Ainsi au 31 décembre 2014, il y avait 49 licences de recrutement dont six de renouvellement en attente. Douze nouvelles licences avaient été émises en 2014. Un registre a été introduit le 21 janvier 2015 pour le suivi du traitement des demandes de licences de recrutement ou leur renouvellement. Cependant, l’Audit affirme que ce système ne permet pas un suivi adéquat sur l’état actuel des agences de recrutement car des données essentielles telles que les dates d’approbation, de délivrance de la licence et de l’expiration de la caution ne sont pas enregistrés dans celui-ci. Le rapport souligne que des inspections régulières des sites n’ont pas été effectuées pour vérifier le respect de la réglementation et si l’agence concernée avait cessé ses activités ou opérait sans permis valide. L’Audit révèle d’ailleurs qu’une licence a été renouvelée en octobre 2014 sans aucune inspection par des agents de la division de l’emploi.
Dans ses recommandations, l’Audit souhaite que la Licensing Authority améliore les aspects de sécurité des formulaires de licence de recrutement pour s’assurer de leur validité à des fins de contrôle. De plus, le rapport préconise que des inspections régulières soient effectuées pour s’assurer du respect de la réglementation. De son côté le ministère explique que des mesures sont prises pour insérer les détails manquants dans le registre et pour améliorer les « uniqueness and security features » de la licence de recrutement. Le ministère soutient par ailleurs que les inspections régulières n’ont pas été effectuées en raison du manque de personnel et ajoute qu’un comité de haut niveau a été mis en place en février 2015 pour examiner l’ensemble de la procédure de délivrance, de renouvellement et de suivi de la licence de recrutement.