La Fédération des travailleurs unis (FTU) estime qu’il est temps de récompenser les efforts des employés du secteur privé. Et ce, au niveau des conditions de travail, du salaire minimal et de la compensation salariale.
Atma Shanto soutient ainsi que la compensation salariale pour le secteur privé, qui compte environ 465 000 travailleurs contre 84 000 dans le public, doit être plus importante que celle allouée récemment. « Il est impensable qu’uniquement Rs 1,9 milliard desserve le secteur privé alors que Rs 4,6 milliards sont réservées au public », s’insurge le président de la FTU. Et de déplorer : « Kifer top managementbann konpani sekter prive refiz pou rann piblik zot saler ? »
Atma Shanto a critiqué la disparité salariale existant dans le dernier rapport du PRB entre ceux au bas de l’échelle et ceux au sommet de la pyramide. Il souligne le même problème entre les salariés du public et du privé qui occupent le même poste.
« Il est clair que les employés du privé ne perçoivent que la moitié de la somme accordée à ceux qui oeuvrent dans le public », lance le président de la FTU. Et de renchérir : « C’est pourquoi il est primordial que le NRB publie un rapport. » Atma Shanto juge néanmoins que la décision d’une révision salariale ne devrait pas dépendre de la volonté du ministre du Travail Shakeel Mohamed et réclame ainsi l’indépendance du NRB. « Li bizin ena so prop paramet pou ki li kapav opere. Li pa sipoze atann minis », soutient-il.
Le président de la FTU a aussi fait état de l’Employment Rights Act (ERiA) et l’Employment Relations Act (EReA) et des amendements que souhaite apporter Shakeel Mohamed. « Les lois du travail devraient aspirer à protéger le droit des travailleurs et non le contraire », soutient-il.
Concernant le budget 2013, la FTU a lancé un appel au ministre des Finances pour privilégier la création d’emploi. « Le secteur privé ne doit pas être l’enfant pauvre du budget », a-t-il déclaré, réclamant un salaire minimal de Rs 12 400. Atma Shanto a aussi annoncé que la fédération envisage d’organiser en novembre un rassemblement des travailleurs à Port-Louis.