La State and Other Employees Federation a présenté un mémoire de 23 points au gouvernement en vue d’améliorer le service public. Le document fait suite à un atelier de travail sur le sujet en août dernier. L’ingérence politique dans la fonction publique y est surtout décriée.
La frustration est grande chez les fonctionnaires en raison des interférences politiques. Tel est le constat de Radhakrishna Sadien de la State and Other Employees Federation. Il cite en exemple, le « phénomène » des conseillers dans les différents ministères, qui jouissent de certains privilèges. Qui plus est, souligne M. Sadien, ces conseillers ne sont pas régis par l’Official Secrets Act comme le sont les fonctionnaires.
La fédération syndicale évoque également le recrutement par la Public Service Commission (PSC). « Le profil des membres de la PSC doit être rendu public et ceux-ci doivent être libres de toute connexion politique. » M. Sadien va jusqu’à réclamer que les interviews pour le recrutement soient enregistrées afin que ceux qui se sentent lésés puissent y avoir recours.
L’article 113 (3b) de la Constitution, amendée en 1982, et donnant droit à chaque nouveau gouvernement de procéder à des changements chez les hauts fonctionnaires et dans les corps para-étatiques est aussi montré du doigt. « C’est pour cela qu’après chaque élection on voit de nouvelles nominations dans les ministères et les corps parapublics. » La State and Other Employees Federation demande ainsi le retrait de cet article.
Parmi les 23 points évoqués dans le document, l’instance syndicale mentionne également que la Commission anti-corruption ne devrait pas utiliser la police pour des investigations ou pour arrêter des personnes. « En se faisant, l’Icac usurpe les pouvoirs du commissaire de police », avance-t-elle. Par ailleurs, la fédération réclame une assistance légale pour les fonctionnaires qui sont appelés comme témoins. « Ce n’est pas normal qu’ils payent de leur poche. »
Autre demande : la nomination d’une Ombudsperson pour la fonction publique. Cela donnerait la possibilité aux fonctionnaires de rapporter les cas d’intimidation.
Aussi, la fédération précise qu’elle participe activement aux discussions sur les réformes de la pension.