Dans un communiqué, en date du 30 janvier 2018, transmis à la presse aujourd’hui, Jean Yves Chavrimootoo et Ashok Subron, animateurs/négociateurs syndicaux de la Port-Louis Maritime Employees Association et de la General Workers Federation respectivement, fustigent le ‘ruling’ du comité disciplinaire présidé par l’avocat Steeve Obeegadoo, quant aux heures supplémentaires de 28 employés de la Mauritius Freeport Development Ltd (MFDL). Un employé a déjà été licencié cette semaine dans le sillage de ce ‘ruling’.

Cela fait quelque deux mois déjà que des employés de la MFDL se retrouvent sous le coup d’une suspension pour avoir catégoriquement refusé l’offre de leur employeur de faire de l’overtime. Rappelant que la semaine de travail réglementaire s’étale sur 45 heures, voire moins dans certains secteurs, et que les travailleurs peuvent exercer leur libre arbitre au sujet des heures supplémentaires, les deux signataires demandent au ministre du Travail de prendre position sur l’affaire MFDL.

La PLMEA et la GWF indiquent de concert que, lundi 29 janvier, « Komite-Disipliner Prezide par Steeve Obeegadoo, inn deside ki travayer MFDL, inn komet enn fot, kan zot finn aret travay 3pm, apre ki zot zurne travay normal inn fini! Komite Disipliner-la inn osi dir ki travayer OBLIZE kontinye travay apre ler travay normale.» Ces deux instances syndicales invoquent dans ce contexte une « konklizyon esklavazist ». Jean Yves Chavrimootoo et Ashok Subron avancent par là même que la décision du Comité disciplinaire est « extrêmement grave ». Ils soutiennent que si celle-ci n’est pas combattue, « li ouver laport pou tou patron, obliz travayer fer Overtime, travay 60-er OBLIGATWAR par semenn kuma Froberville (à la tête du MFDL) inn deside. Dezyemman, apre ki 28 travayer dan MFDL riske perdi travay, par milye travayer riske perdi travay par abi patronal.»

Une réunion des employés de la MFDL, en présence de leur avocat Arvin Ramsohok, est prévue à Port-Louis ce vendredi 2 février en vue d’enclencher des actions au plan syndical et légal. Jean-Yves Chavrimootoo et Ashok Subron mettent en exergue les droits encadrant la dignité du travailleur et la reconnaissance de la contribution de « laklas travayer » dans l’évolution des droits humains et du développement de la République de Maurice. Et ce, soulignent-ils, après « plis ki 300 zan lalit travayer ek 50 an lindepandans ».