Amanda Jones est décédée le 17 juin et a été enterrée le 28 à Adelaide en Australie. Cette ex-enseignante de l’école Clavis Primary School (Prokid),  citoyenne australienne, s’était battue contre l’obligation pour elle, et ses collègues, d’apposer leurs empreintes digitales en vue de marquer leur présence à l’école.
Amanda Jones est arrivée à Maurice en 2010 où elle est restée trois ans. Suite à son refus de soumettre ses empreintes digitales tel que le requérait son employeur – déclarant que celui-ci devait se conformer à la Data Protection Act – elle avait été licenciée de l’établissement. Ce traitement qu’elle considéra « injuste » à son encontre devait beaucoup l’affliger. Selon son ex-collègue, Dina Lallah, « the consequent stress aggravated her condition. Nevertheless she maintained her determination to vindicate her rights by seeking justice before the Industrial Court ». Elle ne lutta pas uniquement en sa faveur mais devait revendiquer que les droits de tous ses collègues soient respectés. En mai 2014, sa plainte s’avéra justifiée quand la Data Protection Commission établit que Prokid n’avait aucun pouvoir de contraindre ses employés à donner leurs empreintes digitales.
L’ex-enseignante avait fait valoir  que la prise de ses empreintes digitales relevait d’une violation de ses droits humains. Le 16 mai 2014, la Commissaire du bureau de la protection des données (Data Protection Office) s’est prononcée contre l’utilisation aléatoire des empreintes digitales. Suite à cette décision favorable à Amanda Jones, la Clavis International Primary School Employees Union avait initié des consultations avec la direction de l’école en vue de rétablir la situation compte tenu des conditions dans lesquelles les empreintes digitales de l’ensemble du personnel ont été prélevées pour les besoins de ce contrôle. L’une des demandes formulées parmi les employés portait sur une éventuelle élimination de la banque de données digitales. Ce qui amena le Board de l’école à capituler en novembre 2014.