Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un taux de croissance de l’ordre de 3,9% pour 2019, selon les derniers chiffres publiés cette semaine. Par ailleurs, le coût de la vie devrait connaître une hausse de 5,1% durant la même période.

Le FMI constate que l’économie mondiale connaît un essouflement. La croissance mondiale en 2018 est estimée à 3,7% mais des signes de ralentissement pendant le second semestre de 2018 entraînent des révisions à la baisse dans plusieurs pays. La faiblesse du second semestre de 2018 se répercutera sur les trimestres à venir, la croissance mondiale devant retomber à 3,5% en 2019 avant de remonter légèrement à 3,6% en 2020.

Ce profil de croissance tient à un ralentissement persistant de la croissance des pays avancés par rapport aux niveaux supérieurs à la tendance (une évolution plus rapide que prévu). Les prévisions de croissance mondiale pour 2019 et 2020 avaient déjà été révisées à la baisse, en partie à cause des effets négatifs des augmentations de droits de douane décrétées par les États-Unis et la Chine plus tôt pendant l’année.

La nouvelle révision à la baisse depuis octobre résulte d’un ralentissement au deuxième semestre de 2018 – notamment en Allemagne, en raison de l’introduction de nouvelles normes antipollution dans l’industrie automobile et en Italie, où les risques souverains et financiers ont pesé sur la demande intérieure – mais aussi d’un sentiment moins optimiste sur les marchés financiers et d’une contraction en Turquie, qui devrait être plus marquée que prévu. Un ralentissement temporaire de la croissance des pays émergents et des pays en développement est prévu en 2019, du fait de contractions en Argentine et en Turquie, ainsi que de l’impact des mesures commerciales sur la Chine et les autres pays asiatiques. Plus précisément, la croissance des pays avancés devrait tomber d’environ 2,3% en 2018 à 2% en 2019 et à 1,7% en 2020. Cette estimation pour 2018 et cette projection pour 2019 sont inférieures de 0,1 point de pourcentage aux chiffres avancés en octobre 2018, principalement en raison des révisions à la baisse pour la zone euro.

Pour le FMI, la principale priorité commune consiste à coopérer au niveau international pour résoudre les différends commerciaux rapidement et réduire l’incertitude qui en résulte, au lieu d’élever d’autres obstacles nuisibles et de déstabiliser ainsi une économie mondiale déjà en ralentissement. « Il est indispensable que tous les pays prennent des mesures pour stimuler leur croissance potentielle, augmenter l’inclusivité et renforcer leurs amortisseurs budgétaires et financiers, sur fond d’endettement élevé et de durcissement des conditions financières », souligne le FMI.