L’opposition a, par le biais de Veda Baloomoody, demandé au Premier ministre d’ordonner la démission de Youshreen Choomka de ses fonctions de directrice de l’Independant Broadcasting Authority (IBA), en attendant la conclusion de l’enquête de l’ICAC et de l’Equal Opportunities Commission (EOC) sur les conditions menant à sa nomination. « Ce n’est pas mon rôle de le faire », a rétorqué sir Anerood Jugnauth.
Le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, a expliqué que le recrutement pour la fonction de directeur général a fait l’objet de deux exercices, le premier ayant eu lieu en octobre dernier. Selon SAJ, seuls deux candidats, dont Youshreen Choomka, avaient soumis leur candidature. Il avait alors été décidé que le recrutement serait confié à une agence privée. Chose faite en février. Vingt candidats avaient soumis leur candidature et sept avaient, dans un premier temps, été sélectionnés. Cette liste avait par la suite été réduite à quatre, toujours incluant Youshreen Choomka. C’est finalement cette dernière qui a été choisie, devait indiquer sir Anerood Jugnauth.
Le Premier ministre a relaté que, selon ses renseignements, lorsque la question de recrutement a été évoquée au sein du conseil d’administration, « Youshreen Choomka avait déclaré ses intérêts et s’était retirée de la réunion du board ».
La réponse du Premier ministre a été suivie d’une série de questions supplémentaires de Rajesh Bhagwan, Reza Uteem et Veda Baloomoody. À la question de savoir si Youshreen Choomka était au courant que l’agence privée procédait au recrutement d’un directeur pour l’IBA, le Premier ministre a observé qu’en tant que présidente, « elle ne pouvait ne pas être au courant ». Veda Baloomoody a rétorqué en attirant l’attention du Premier ministre sur le fait que Youshreen Choomka avait déclaré à la presse qu’elle ne savait pas pour quel poste elle avait soumis sa demande.
À un certain moment, Rajesh Bhagwan a demandé si un ministre connu avait fait pression en faveur du recrutement de Youshreen Choomka en raison de son appartenance au MSM. « This is ridiculous », a lancé SAJ. Le Premier ministre a fait comprendre qu’il n’était pas supposé répondre à cette question du fait des enquêtes en cours au niveau de l’ICAC et de l’EOC. S’il l’a fait, selon lui, « c’est dans un souci de transparence » et afin de « donner à l’opposition les informations nécessaires ». À d’autres questions, le Premier ministre a répondu qu’il n’était pas enquêteur.