Le personnel non-enseignant des établissements primaire et secondaire reprend le travail aujourd’hui, jeudi 21 mai afin de préparer l’école selon les directives données par les autorités en marge du retour des élèves le 3 août.

« It has been decided that all non-teaching staff in primary and secondary schools will be required to resume duty on a roster basis as from Thursday the 21st of May 2020 » ,a  indiqué le ministère de l’Education dans une lettre-circulaire en date du 18 mai adressée aux Zone Directorates, et que les responsables ont recue hier.

Le ministère, dans cette même communication, a souligné la nécessité pour chaque établissement d’élaborer un plan vers une bonne préparation de la  rentrée, tout en tenant compte des aspects suivants, notamment le nettoyage, la désinfection, la distanciation sociale, et toute mesure que les  responsables de l’école estiment indispensable.

Durant la journée de mardi, les chefs d’établissements, informés de cette directive ministérielle, ont entamé les procédures nécessaires pour l’obtention du Work Access Permit requis. Cependant, indépendamment de cette circulaire de l’Éducation nationale, dans certains établissements secondaires privés subventionnés, des membres du non-teaching staff sont à leur poste depuis quelques jours déjà sur une base rotative. Ces écoles ont même élaboré un premier plan de préparation avec force détails en vue de la rentrée et ont déjà soumis ce document aux autorités concernées.

Par ailleurs, le problème de non-paiement des salaires concernant 200 enseignants du secondaire privé suscite toujours le mécontentement dans le secteur, d’autant que les employés de la Fonction publique et ceux des organismes paraétatiques toucheront aujourd’hui leurs salaires du mois de mai.  Cette fois-ci, ce sont des managers de collèges qui font entendre leurs voix. Plusieurs d’entre eux ne s’alignent pas sur un autre argument avancé par certains à la Private Secondary Education Authority (PSEA) selon lequel  les écoles n’auraient pas fourni dans les délais les informations quant à l’emploi du temps de ces employés. « Nos membres démentent catégoriquement que l’emploi du temps n’a pas été donné. Si jamais la PSEA n’était pas satisfaite avec telle ou telle information donnée par une école sur un cas spécifique, il était du devoir de l’organisme de Beau-Bassin d’appeler l’école en question et non pénaliser 200 enseignants », réagit Neetesh Sewpal recteur/manager de Curepipe College, et président de la Managers of Private Secondary Schools Union (MPSSU). Selon d’autres directeurs de collèges privés, les explications qu’ils ont entendues jusqu’ici « ne sont pas claires » et disent craindre que la PSEA   ne cherche « des boucs émissaires » pour justifier ces cas de non-paiement et ne « jette le blâme sur les responsables des écoles ». Et plusieurs managers de soutenir en substance : « On apprend à travers l’UPSEE que la PSEA veut d’abord vérifier si ces enseignants ont réellement donné des cours online avant de leur payer. Et on apprend aussi que la PSEA reprocherait aux écoles de n’avoir pas donné les time-tables réglementaires à temps. Ce problème n’aurait pas surgi si la PSEA avait gardé une ligne de communication avec les écoles pendant le confinement. »