L’économie océanique fera l’objet d’une conférence en avril de cette année, a annoncé le secrétaire de la Commission de l’océan Indien (COI), Jean-Claude de l’Estrac.
Cette conférence sera organisée conjointement avec l’Institut d’océanographie de Maurice et l’Institut océanographique de Xiamen (Chine). Outre les gouvernements et les institutions publiques, une forte participation du secteur privé à cette rencontre est également attendue.
« La stratégie de développement des pays de la région repose principalement sur l’exploitation et la gestion de l’espace terrestre alors même qu’ils disposent d’une zone économique exclusive de plus 5 millions de km2, un véritable Eldorado », a observé récemment le président seychellois James Michel. L’objectif de la conférence sera de déterminer les axes de coopération régionale nécessaires à l’exploitation durable et optimale de notre espace océanique.
Les ministres des pays membres de la Commission de l’océan Indien et de l’Indian Ocean Rim Association, ainsi que le secrétaire général de la COI et celui de l’IORA, M. Bhagiruth, se rencontrent actuellement à Abu Dhabi à l’occasion de l’Indian Ocean Renewable Energy ministerial Forum organisé dans le cadre de l’Abu Dhabi Sustainable Week. L’enjeu de ce forum est de mobiliser les pays et les partenaires de développement autour de ce concept, de prendre la mesure du potentiel de croissance des économies océaniques et d’identifier des mécanismes de financements innovants. Le gouvernement mauricien est représenté à cette réunion par le Premier ministre adjoint Rashid Beebeejaun.
L’économie océanique sera évoquée lors de la troisième Conférence internationale des Nations unies sur les Petits États insulaires en développement (PEID), prévue en septembre à Samoa. 2014 a été décrétée officiellement « Année des Petits États insulaires en développement » par les Nations unies.
Ce sommet, explique le SG de la COI, doit permettre aux PEID de bénéficier d’opportunités de financement multilatérales. « Je pense en particulier aux modalités d’accès au Fonds d’adaptation au changement climatique qui devrait être doté de 100 milliards de dollars d’ici 2020 », a dit Jean-Claude de l’Estrac. « Il est impératif de convaincre la communauté internationale que le coût négligeable que représenterait un traitement spécial des PEID constitue un investissement au bénéfice des équilibres naturels et humains de la planète ». Enfin, dit-il, l’économie bleue doit être mise en avant comme levier indispensable à une croissance durable des États insulaires.