La ligne de communication serait grande ouverte entre le MSM et le PMSD. Si les leaders des partis respectifs ne se seraient pas rencontrés depuis juin dernier, en revanche, des membres des deux bords «qui se connaissent très bien, discutent» (vraisemblablement) de rapprochement. Alors que le MMM négocie une alliance avec le PTr, une coalition pour contrer un éventuel bloc mauve-rouge est en gestation. Les autres partis de l’opposition, surtout le PMSD et le MSM, ont réitéré auprès de Week-End leur souhait de se regrouper (non sans conditions) pour aller aux élections. «Si eleksion vinn tou d’swit, li pou enposib pou al tou sel», déclare Mamade Khodabaccus, secrétaire général du PMSD. Pour sa part, le MSM de Pravind Jugnauth est disposé à revoir sa liste de candidats au cas où il scelle une alliance avec les bleus. «Si demen nou fer enn lakor, pou bizin ena give and take. Pou ena serten kamarad ki pou bizin fer plas». Dans les plans du MSM et du PMSD, il y aurait de la place pour Ivan Collendavelloo. Mais le timing pour annoncer une alliance, avancent Mamade Khodabaccus et Pravind Jugnauth, n’est pas encore propice.
Pendant que le MMM, parti le plus important de l’opposition, affiche clairement son souhait pour une alliance avec le PTr, parti au pouvoir, les autres  (PMSD, MSM, MMSD et FSM) qui siègent dans le camp de l’opposition au Parlement ne sont pas qu’en mode observation des négociations mauves-rouges. Selon Paul Bérenger, leader du MMM, également leader de l’opposition, les discussions avec le PTr se poursuivent et les jours à venir seront déterminants. Dès l’officialisation — et ce, à n’importe quel moment — cette année ou plus tard d’une alliance entre les mauves et les rouges, les autres partis de l’opposition pourraient bien choisir de ne pas briguer les prochaines élections seuls. Une coalition n’est pas à écarter.
«Mo pa kapav kone ki pou arive pli devan. Mon souhait est de regrouper tous ceux qui partagent la même opinion que nous et qui, comme nous, sentent venir le danger de la dictature, pour mener une même guerre», déclare Pravind Jugnauth, le leader du MSM, à Week-End. Mais dans les conversations officieuses on parle, on souhaite ardemment, la possibilité d’une alliance entre le PMSD et le MSM. Cette alliance serait, laisse-t-on entendre dans le camp des bleus, plus probable qu’un accord à trois, où le troisième élément serait le MMSD d’Éric Guimbeau.