• Le chou-fleur local, les courgettes et les pâtissons indisponibles sur le marché
  • Kripalloo Sunghoon (Small Planters’ Association) : « Le gouvernement tarde à implémenter des stratégies pour relancer le secteur »

Certains légumes ne sont plus disponibles sur le marché, comme le chou-fleur local, les courgettes ainsi que les pâtissons. La coriandre, le thym, la menthe et le persil sont quant à eux disponibles, mais en très petite quantité et à des prix ayant pris l’ascenseur. La Small Planters’ Association craint que les prix des légumes ne continuent d’augmenter si le gouvernement n’adopte pas les stratégies nécessaires pour relancer le secteur des cultures vivrières.

Les consommateurs doivent s’attendre au pire. Les prix des légumes risquent de connaître une hausse dans les jours à venir. L’association des petits planteurs prévoit que le budget des consommateurs dédié à cet item sera revu à la hausse d’au moins 15%. Le secteur des cultures vivrières a été grandement affecté par les récentes intempéries, notamment le passage de la tempête tropicale Calvinia et les pluies torrentielles.

L’association des petits planteurs avait évoqué la possibilité d’une pénurie artificielle sur le marché local si le gouvernement et le ministère de l’Agro-industrie ne prenaient pas les dispositions nécessaires pour aider les planteurs à relancer leurs activités dans leurs champs.

« Actuellement, plusieurs légumes ne sont pas disponibles sur le marché local, à savoir le chou-fleur local, les courgettes et les pâtissons. Les épices – comme la coriandre, le thym, la menthe et le persils – se sont rares sur le marché et prendront un peu de temps pour réapparaître. Selon les planteurs, ils essayent de récolter le maximum de légumes des champs. Mais les plantes sont affectées par les herbes sauvages, qui ont poussé à la suite des récentes averses. Mêmes les planteurs se retrouvent dans une situation difficile car leurs revenus sont affectés », indique le président de la Small Planters’ Association, Kripalloo Sunghoon.

Ce dernier rappelle que l’association a soumis plusieurs propositions au ministre de l’Agro-industrie pour aider les planteurs à relancer leurs activités dans leurs champs à la suite du mauvais temps, dont un plan d’aide en collaboration avec la Banque de développement de Maurice pour que les planteurs aient les moyens financiers pour relancer leurs activités.

« Le gouvernement prend trop de temps pour décider et implémenter les stratégies sur la relance du secteur. Une perte de temps ne fera qu’empirer la situation. En attendant, les prix des légumes sont continuellement revus à la hausse, ayant un impact considérable sur le budget des consommateurs. Cela continuera d’augmenter dans les semaines à venir, allant jusqu’à 15% », affirme Kripalloo Sunghoon.