Pour arriver jusqu’au concert du 27 mai, Cassiya s’est reconstruit, dans la forme comme dans l’esprit. Les souvenirs communs d’hier permettent aujourd’hui à Désiré François, Alain Ramanisum, Gérard Louis, Alain Lafleur et Bruno François de ressouder les liens. Dans leur musique, ils ramènent ces rythmes et ces émotions sur lesquels a été construite cette formation. Puisque rien n’a pu effacer son histoire, Cassiya se raconte au présent et tourne le regard vers le futur.
Alain Lafleur est impatient de connaître la suite. Installé dans la cuisine de Désiré François à Albion, le bassiste lève les yeux vers Gérard Louis et ajoute : “Maintenant que nous avons retrouvé Gérard et Alain (Ramanisum), j’aurais aimé que nous puissions faire quelque chose ensemble.” L’après-27 mai est déjà dans le collimateur. Les récentes retrouvailles ont renoué des liens que l’on croyait définitivement brisés par la cassure de 2003. Bien qu’ils ne se le disent pas forcément, c’est pourtant le sentiment exprimé par les uns et les autres lorsque nous les plaçons autour de la même table pour discuter. L’hôte réagit aussitôt et répond à son compagnon : “Ne t’en fais pas, il n’y a pas à réfléchir davantage. Tu verras, les choses finiront par se faire naturellement. To pou gete : seki finn marke pou arive”, dit Désiré François, en citant le célèbre refrain de leur tube, Nanye pa efase.