Marié et âgé de 49 ans, deux années durant Krishnaduth B., un enseignant d’un collège connu du nord du pays, a eu des rapports sexuels illégaux avec une de ses élèves. Elle n’avait que 15 ans. Poursuivi en Cour intermédiaire sous l’accusation de relations avec une mineure, il a nié les faits en essayant — entre autres défenses avancées — de plaider l’impuissance pour cause de diabète. Mais, ni la Cour intermédiaire ni non plus la Cour suprême, à laquelle l’enseignant avait fait appel, n’a cru à son histoire. Être diabétique n’empêchant pas d’être pédophile, Krishnaduth fera bel et bien deux bonnes années en prison. « Une peine amplement méritée », selon les juges Bushan Domah et N. Devat.
Selon la version du ministère public dans cette affaire, en 2005, l’élève concourrait pour ses examens de Ordinary Level et Krishnaduth B. était son prof de comptabilité. En février de la même année, avec d’autres étudiants, elle prenait des leçons particulières à la résidence de l’enseignant. À un moment donné, ce dernier commença à lui adresser des mots doux via SMS. Dans un premier temps, l’enfant résista, mais un mois après elle commença à céder aux avances. Ils firent donc quelques sorties ensemble et eurent, en avril, leur première relation sexuelle dans un bungalow à Grand-Baie.
Les parents de l’élève, ayant eu connaissance de certains faits, interrogèrent le prof, mais ce dernier parvint à les rassurer qu’il ne se passait rien de mal et que, bien au contraire, l’enfant ne s’absentait jamais de ses classes. Et, pour le prouver, l’enseignant accompagna les parents au collège pour qu’ils vérifient d’eux-mêmes. Une fois les craintes parentales dissipées, les relations intimes reprirent de plus belle et l’enseignant se permit même d’amener l’enfant dans un appartement à Anse-La Raie le jour de ses 16 ans et de lui offrir un gâteau d’anniversaire.
Toutefois, il fit son malheur en prenant des photos compromettantes et celles-ci finirent par tomber entre les mains des parents. Avec pour conséquences que Krishnaduth B. fut rapporté à son employeur et perdit son emploi. L’enfant fut, elle, mutée à une autre institution secondaire et changea de domicile. Malgré tout, l’enseignant parvint à la retracer et leur relation amoureuse perdura pendant encore assez longtemps.
Il ressort du dossier à charge que les choses ont réellement commencé à se gâter pour l’enseignant à partir de janvier 2007 quand l’élève elle-même a décidé de mettre un terme à la liaison et, ensuite, au mois de février de porter plainte à la police pour relations sexuelles sur sa personne. Entre-temps, l’enseignant et son épouse avaient pris un engagement écrit envers les parents de l’élève que ces relations allaient cesser contre promesse qu’il n’y aurait pas de poursuites criminelles.