La cour des faillites, une division de la Cour suprême, présidée par le juge Gérard Angoh, a tranché hier matin en faveur de la Velankani Holdings Mauritius Ltd (VHML) en annulant deux ordres intérimaires dans la bataille légale qui l’oppose à Kolanda Chintalacheruvu.
C’est une guerre à laquelle se livrent des actionnaires d’un même groupe d’hommes d’affaires. Au départ, il y a le fait que Kolanda C. Reddy, de la Kross Border Corporate Services (KBCS), est actionnaire à 60% majoritaire de la VHML. Il est également la partie plaignante dans la bataille légale bien que, toutefois, numériquement en minorité au sein du conseil d’administration, où il est « tenu à l’écart des activités et décisions », malgré le fait que KBCS agit comme secrétaire de la VHML. D’autre part, l’accès aux dossiers de la VHML est refusé à Kolanda C. Reddy, lui-même ou un de ses représentants ne pouvant ainsi inspecter les dossiers.
Malgré tout, il est parvenu, le 27 août 2012, à faire inspecter la société auprès du Registrar des Compagnies. Cet exercice, a-t-il indiqué, lui a permis de relever que deux administrateurs, à savoir Shankar Iyer et Gurdeep Singh, ont été installés au sein de la VHML en octobre 2012. Cette décision est annoncée dans une résolution du 12 juillet 2012, date à laquelle les membres ont reçu l’invitation à une assemblée générale prévue pour être tenue le même jour.
Le plaignant a alors argué que cette assemblée n’était pas légalement constituée, dans la mesure où il n’y a pas eu de réunion des actionnaires ni de résolution approuvée pour voter ces résolutions.