Il s’est vu servir du papier timbré pour des réclamations en dommages et intérêts pour un montant de Rs 10 millions, suite à de graves accusations de harcèlement psychologique portées contre lui. Le directeur général de la MBC, qui s’était retrouvé en début de semaine coincé entre la State House et l’hôtel du gouvernement sur la retransmission du message de fin d’année du président de la République, est accusé d’usage abusif des antennes de la radio et de la télévision nationale pour dénigrer et mettre en doute la réputation de Pamela Patten. L’affaire a été fixée pro forma en Cour suprême pour le 9 février prochain.
Dans les documents rédigés par les soins de l’avoué Me Mallam Hasham, Pamela Patten raconte en détail les préjudices subis pendant sa suspension de son poste de directrice de la radio, en date du 16 août 2010. Cette sanction avait été prise suite à un problème survenu le 13 août de la même année. « On the 16th August 2010, Pamela Patten was called to HR office and asked by a junior officer to hand over her employee’s badge as she was interdicted with immediate effect. A letter was handed over to her stating that a commercial break (PILS) followed by Doordashan Live was aired for a duration of 50 seconds on TV2 during the Moslem religious programme Anjuman », fait-elle comprendre à ce sujet.
Pamela Patten affirme qu’à aucun moment, la direction générale de la MBC n’avait sollicité des explications de sa part au sujet de cette affaire, qui ne relève nullement de ses responsabilités. Elle ajoute qu’elle s’est sentie davantage humiliée, n’ayant même pas eu l’autorisation de rassembler ses affaires personnelles avant de quitter les locaux de la MBC.
De plus, Pamela Patten devait accuser réception d’une lettre l’interdisant de quitter le pays sans l’express approval du directeur général de la MBC. Elle affirme que Dan Callikan, qui s’est substitué à un magistrat ou un juge, ne dispose d’aucun pouvoir légal pour ordonner une telle interdiction.
Pamela Patten allègue que Dan Callikan a poussé l’humiliation subie encore plus loin en citant deux exemples documentés. « On or about 16 August 2010, the MBC caused the interdiction letter to be posted on its notice board, which caused Pamela Patten even further humiliation and distress », ajoute-t-elle.
Mais le plus grave était à venir, car un communiqué officiel émis par la MBC au sujet de sa suspension fut lu à la radio et à la télévision en différentes langues – en créole, anglais, français et hindi – en pas moins de huit occasions entre 18 heures et 19 heures le 19 août 2010. « The communique read over all these radio/tv channels was biased and stated only the views of the MBC. It was further meant to destroy Pamela Patten mentally and psychologically and to a large extent it succeeded in that direction, as in the same evening she fell ill, took sick leave and sought urgent medical treatment », poursuit-elle.
Mais un retournement de situation intervint à peine 24 heures après. « In the morning of the 20th August 2010, Pamela Patten was reinstated to her post of director of radio for reasons unknown to her. Once reinstated, she remained on the Duty Officers’ roster », indique-t-elle, en soulignant qu’à aucun moment, elle n’a eu l’occasion de s’expliquer sur cette affaire devant la direction de la MBC. Elle réclame ainsi réparation de la Cour suprême pour cette faute grave de Dan Callikan à son égard.