Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a réitéré que ce soit dans l’affaire BET365 ou encore le cas contre des journalistes de L’Express, que les autorités mèneront leur enquête en toute indépendance. « Ena lanket ki pe fer. L’ICAC pe fer son lanket. CCID pe fer enn lot lanket. Mo less lanket fer en toute indepandans », devait-il s’appesantir en réponse aux questions de la presse. Il a soutenu que « tou dimounn egal divan la lwa ».
« Mo pa inn donne okenn direktiv la polis. Mo kapav assure. La polis fer so lanket dapre les normes et dapre la lwa. Pa zis kontr zournalis. Ninport ki trouve pe al en deor la lwa, ena banne rekour », devait soutenir le Premier ministre. Il a trouvé que « des allégations bien graves ont été proférées et l’enquête déterminera du mérite de l’affaire ».
Au chapitre des Chagos, le Premier ministre a fait état de sa satisfaction devant l’adoption de la résolution pour une Advisory Opinion sur le démembrement du territoire mauricien à la veille de l’accession du pays à l’indépendance. Il a souligné qu’il a voulu rassurer les États-Unis au sujet de la présence de la base militaire à Diego Garcia.
A l’heure des questions, Pravind Jugnauth a souligné que la « prochaine étape sur les Chagos sera encore plus cruciale. Ene gro travay divan nou. Me travay la inn deza demare ». Il a aussi dit qu’il a évoqué « enn aspe des Chagos avec Donald Trump ». Il dit également noter une attitude plus positive des Anglais vis-à-vis de Maurice. « Pa akoz sa ki nou bizin renye tou relasyion istorik ki nou ena. Nou ena ene bon relasion avec l’Angleterre. Bokou kitsoz lie nou avec l’Angleterre. Pa a koz Sagos qui nou renye sa », a-t-il poursuivi. « S’il y a une solution correcte, je suis ouvert », a-t-il ajouté en faisant comprendre que les Américains peuvent « donner un coup de main à ce sujet ».
« Mo inn gagn bokou bokou renyon bilateral », a poursuivi Pravind Jugnauth en énumérant ses différents interlocuteurs, tout en se disant honoré d’avoir été invité par le Programme des Nations unies pour le Développement en vue de partager l’expérience de Maurice en matière d’élimination des inégalités. Maurice a sollicité la coopération avec le Belgique en matière de santé, notamment sur le plan de la lutte contre le cancer. Des rencontres ont également eu lieu avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres et le président de la présente session, le secrétaire général des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Il a cité aussi ses contacts avec le président des États-Unis, Donald Trump.
Au tout début de son point de presse, Pravind Jugnauth est revenu sur les dossiers qu’il a évoqués lors de son intervention à la tribune des Nations unies jeudi dernier. Il a parlé de la réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU avec une demande de deux sièges permanents pour l’Afrique et l’Inde et des répercussions des changements climatiques sur les États insulaires. Il a aussi fait état de ses contacts bilatéraux avec des propositions de programme de financement de l’infrastructure de même que la détérioration de la situation au Myanmar.
À Londres, le Premier ministre a eu une séance de travail avec Philippe Sands, QC, Legal Adviser de Maurice sur les Chagos. « La prochaine étape sera encore plus intense que celle menant à l’adoption de la résolution. La soumission du dossier de Maurice à la Cour Internationale de Justice nécessitera plus de ressources et de consultations à haut niveau. Je fais un appel à tous les Mauriciens, y compris les partis politiques, car c’est une question d’intérêt national et une étape encore plus cruciale », devait-il faire comprendre, avant de féliciter Jane Constance pour sa nomination en tant qu’artiste de la Paix de l’UNESCO.