Des parlementaires britanniques ont présenté une Early Day Motion (EDM) au Parlement de leur pays cette semaine, appelant à mettre fin à l’utilisation des singes dans le cadre de la recherche et en mettant l’accent sur le rôle de Maurice en tant que fournisseurs de primates aux laboratoires britanniques.
La motion du député Andrew Rosindell, intitulée “EDM 538, Reducing the use of primates in experimentation”, se lit ainsi : « That this House notes the report from Cruelty Free International which highlights the severe suffering inflicted on monkeys in experiments and the increasing numbers, 73 per cent, imported from outside the EU, in particular from Mauritius and Vietnam; further notes the additional suffering involved in the international trade and transportation, the availability of alternatives and the concerns that many experiments lead to no clear scientific, medical or social benefit; and urges the Government to put forward a strategy similarly to phase out the use of monkeys, extending the existing ban on the use of Great Apes. »
Le gouvernement britannique a révélé la semaine dernière les statistiques officielles en date de 2014, montrant que 2 954 expériences ont été menées sur des singes, dont plus de la moitié, soit environ 54% (1 343 individus), ont été importés de Maurice. Selon l’Ong Cruelty Free International, ces animaux sont sujets à des « extremely distressing, invasive and harmful experiments ». Elle estime que les singes continuent à être utilisés dans de telles expériences « despite clear alternatives that would be more useful for helping human beings ».
« Nous accueillons favorablement la démarche des parlementaires britannique et nous appelons également ceux de Maurice à prendre les mesures nécessaires en vue de mettre fin à l’exportation de singes », déclare Michelle Thew, Chief Executive de  Cruelty Free International. Selon elle, « il est inacceptable que ces animaux, très intelligents, continuent d’être exportés et utilisés dans des expériences cruelles ».