« The time has now come to ensure gender equality for every Indian woman », a déclaré le président indien Pranab Mukherjee à l’occasion de la célébration du 64e anniversaire de la République de l’Inde le 26 janvier. Réagissant au viol collectif et au meurtre de la jeune indienne fin 2012, il a soutenu que « we lost more than a valuable life, we lost a dream ». Pour lui, cette femme était le symbol d’une Inde nouvelle.
Selon Pranab Mukherjee, l’Inde a connu un changement beaucoup plus important durant ces six dernières décennies que ces six derniers siècles. Pour le président indien, l’explication est simple et réside en une vision d’émergence du pays dont les fondations sont inscrites dans sa constitution adoptée le 26 janvier 1950. « Its driving principle was a compact between state and citizen, a powerful public-private partnership nourished by justice, liberty and equality », fait-t-il ressortir.
Le président de la Grande péninsule note que le changement, qui est un travail continue, est renforcé par la réforme des lois et un élan populaire. Le pays a connu une croissance économique, une autosuffisance alimentaire ainsi qu’une baisse du taux d’analphabétisme et de la pauvreté, a-t-il ajouté. « Among our other major achievements is the drive towards gender equality. »
Ainsi, déclare Pranab Mukherjee, le temps est venu d’assurer l’égalité des genres en faveur de la femme indienne. « We can neither evade nor abandon this national commitment, for the price of neglect will be high », soutient-il. Pour atteindre cet objectif, il faudrait, dit-il, que la société civile et le gouvernement travaillent ensemble.
Poursuivant son intervention, le président Mukherjee rappelle que le pays est secoué par une tragédie. « The brutal rape and murder of a young woman, a woman who was symbol of all that new India strives to be, has left our hearts empty and our minds in turmoil. We lost more than a valuable life ; we lost a dream. If today young Indians feel outraged, can we blame our youth ? » demande-t-il.
Se référant aux Vedas, Pranab Mukherjee indique : « There is more than one kind of mother : birth mother, a guru’s wife, a king’s wife, a priest’s wife, she who nurses us, and our motherland. Mother is our protection from evil and oppression, our symbol of life and prosperity. When we brutalise a woman, we wound the soul of our civilization. »
Selon le président indien, il est temps que le pays remette à jour la boussole morale. « Nothing should be allowed to spur cynicism, as cynicism is blind to morality. We must look deep into our conscience and find out where we have faltered. The solutions to problems have to be found through discussion and conciliation of views. People must believe that governance is an instrument for good and for that, we must ensure good governance. »
Pour Pranab Mukherjee, le monde appartient à la jeune génération qui fait face à la crise existentielle. « Does the system offer due reward for merit ? Have the powerful lost their Dharma in pursuit of greed ? Has corruption overtaken morality in public life ? Does our legislature reflect emerging India or does it need radical reforms ? These doubts have to be set at rest. »
Le président estime que les élus doivent regagner la confiance des gens. « L’inquiétude et l’agitation des jeunes doivent être canalisées rapidement mais avec discipline et dignité vers le changement. » Selon lui, cela ne peut se faire avec une jeunesse qui a faim. « The primary purpose of wealth creation must be to drive out the evil of hunger, deprivation and marginal subsistence from the base of our expanding population », affirme-t-il. Et de souligner que les résultats découlant des décisions prises doivent être visibles dans les villages, les fermes et industries, les écoles et hôpitaux.
« Figures mean nothing to those who do not benefit from them », explique Pranab Mukherjee. Et de soutenir : « Education is the ladder that can help those at the bottom to rise to the pinnacles of professional and social status. »