« Le débat quant au choix d’aller seul ou en alliance avec le PTr aux prochaines élections est déjà en cours au MMM », a laissé entendre, hier, Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM. S’il répète qu’il n’y a « pas encore d’alliance PTr/MMM », le leader des mauves réaffirme, par ailleurs, que pour son parti, « le MSM, c’est chose du passé ». Paul Bérenger cite, par ailleurs, une fois encore, le Cap Vert, « modèle africain par excellence de démocratie et de bonne gouvernance ». Une réputation que, selon lui, Maurice a la capacité de ravir à ce pays mais « pas en un coup de baguette magique ».
Paul Bérenger affirme, une fois encore, l’ambition du MMM, « seul ou en alliance avec le PTr », de faire de Maurice « un pays phare » après les élections. « Nous voulons, répète-t-il, ainsi faire de Maurice un modèle d’unité dans la diversité, une vraie démocratie, un exemple dans le combat contre la fraude et la corruption de même qu’un exemple de développement économique dans la justice sociale ».
Citant, aussi, une nouvelle fois, le Cap Vert, le leader du MMM soutient que cette ancienne province outre-mer portuguaise située à l’Ouest du Sénégal est, aujourd’hui, mentionée, notamment par The Economist, comme le modèle africain par excellence de démocratie et de bonne gouvernance.
Alors que, dit-il, certains, à Maurice, appréhendent encore un meilleur partage des pouvoirs à la tête de l’Etat entre le président de la République et le Premier ministre, c’est, assure Paul Bérenger, la cohabitation sans grandes anicroches « depuis des années » au Cap Vert entre un président de centre droit et une majorité gouvernementale de centres gauches.
« Loin d’avoir oublié les scandales passés »
« Maurice a la capacité de ravir aux îles du Cap Vert cette réputation d’exemple de démocratie et de bonne gouvernance en Afrique », soutient Paul Bérenger. Mais il explique qu’il n’est « pas sérieux » de penser que l’on peut tout réaliser « en un coup de baguette magique ». Le leader du MMM revient, ainsi, sur sa récente déclaration à l’effet que, depuis que les koz / kozé ont repris entre son parti et le PTr, il n’y a pas de « nouveaux scandales ».
Il rappelle les « changements positifs » intervenus depuis dont l’amendement constitutionnel visant à permettre à ceux qui le désirent de se présenter aux prochaines élections sans décliner leur communauté d’appartenance respective, les discussions et le Draft Bill sur la réforme électorale, ainsi que la mise sur pied de la Commission d’enquête sur les courses hippiques. Paul Bérenger égratigne, dans ce contexte, quelques « journalistes de mauvaise foi » qui, laisse-t-il comprendre, se sont employés, « par hystérie », à détourner ses propos.
« Je tiens à le répéter: nous sommes loin d’avoir oublié les scandales de ces dernières années. Je note, même, qu’en réponse à ma PNQ, le Premier ministre a indiqué que le Serious Fraud Office qui sera institué aura la possibilité d’enquêter sur des affaires qui ont pu avoir lieu dans le passé. L’actuel Prevention of Corruption Act (PoCA) est, d’ailleurs, lui aussi, déjà doté des mêmes dispositions », explique le leader du MMM.
Paul Bérenger qui précise, une fois de plus, qu’il n’y a « pas encore d’alliance PTr/MMM » dénonce, dans la même veine, la « mauvaise foi » d’un confrère pour son jeu de mots à propos du maintien à son poste du directeur général de la Beach Authority (BA), Mahen Seeruttun.
« Article anonyme de mauvaise foi »
Tout en rappelant « qu’au moins », le contrat de la fille du ministre Aimée à la Local Government Service Commission (LGSC) vient de ne pas être renouvelé, le leader du MMM déclare que son parti s’attend à ce que l’on mette fin, « dès que possible », au contrat de Mahen Seeruttun.
S’il n’y a, affirme-t-il, « pas encore d’alliance PTr/MMM », Paul Bérenger réaffirme, par ailleurs, que pour son parti, « le MSM, c’est chose du passé. Encore plus, après la toute dernière diarrhée verbale de sir Anerood Jugnauth ». « Tout en veillant comment évolueront les choses, dans les jours à venir, du côté du PTr, le MMM se prépare à affronter, seul, les élections », assure-t-il.
Nouvelle pique, à ce stade, contre le même confrère « de mauvaise foi » pour avoir, argue Paul Bérenger, donné le sentiment, « dans un article anonyme », qu’une fronde se préparait au niveau de certaines régionales du MMM dans la perspective des prochaines élections générales.
« Même si la question n’a pas encore été tranchée », explique Paul Bérenger, le débat quant au choix d’aller seul ou en alliance avec le PTr est, déjà, en cours au MMM ». Il soutient, sous ce rapport, qu’au sein de son parti, tout militant a le droit de « d’avoir son opinion ». « Moi de même, j’ai mon opinion sur la question et, en temps et lieu, nous trancherons », conclut le leader du MMM.