Avec l’annonce gouvernementale que, de plus en plus, le pays compte recourir à des centres de vérification de véhicules automatisés, robotisés, l’inquiétude gagne les propriétaires et amateurs de voitures de collection, dites classiques. Ainsi, du fait que, techniquement, ce type de voitures ne sera pas examinable avec les appareils modernes, la Vintage and Classic Cars Association (VCCA) envisage de mettre sur pied son propre centre de vérifi cations qui fonctionnerait à l’ancienne et sur une base privée.
Jeudi dernier, 28 janvier, cela faisait exactement 115 ans que la première voiture à rouler à Maurice avait débarqué sur notre sol. C’était un véhicule de la marque anglaise Dion Buton importé par M. Goupille. Le débarquement eut lieu à l’emplacement où se trouve aujourd’hui le Port Louis Waterfront, à côté du Grenier.
L’arrivée de la voiture historique aurait pu donner lieu à un petit gathering de la part des membres de la Vintage and Classic Cars Association. Or, pour le président de cette association, Christophe Leroux, il y a une préoccupation encore plus importante: celle de savoir ce qu’il adviendra des voitures de collection avec l’entrée en service, bientôt, de nouveaux centres de vérifi cation modernes. “ Il y aura définitivement des problèmes d’ordre technique et l’association espère pouvoir en discuter avec le ministre des Infrastrutures publiques, M. Nando Bodha. Nous allons solliciter son aide pour mettre sur pied notre propre projet de centre de vérifi cations privé”, dit Christophe Leroux.
On recense environ 500 voitures de collection à Maurice dont l’origine est généralement datée entre 1920 et 1969. Depuis 2012, suite à une très longue bataille engagée par leurs propriétaires, le gouvernement soumet ce type de voitures à des règlements spéciaux. Par exemple, qu’importe la capacité des voitures, tous les propriétaires s’acquittent de frais de déclaration uniforme de Rs 1000, les plaques numérologiques sont toujours en noir et blanc et le port de la ceinture de sécurité n’est pas exigé. Toutes ces dispositions avaient été prises afin d’encourager les propriétaires concernés à maintenir leurs voitures en leur état d’origine et à les utiliser puisqu’elles contribuent à enrichir le patrimoine automobile du pays.