Démêler le bon grain de l’ivraie s’avère une entreprise complexe. Ceux censés incarner la droiture ne sont pas tous blancs comme neige. Parmi ceux-là, saluons ces messieurs-dames du judiciaire et nos charmants politiques (en majorité des hommes de loi devenus politiciens). Ceux-ci ne cracheraient pas toujours sur les menus privilèges. Une pension payée des deniers publics ad vitam aeternam ?

Et le peuple qui dit « amen »… Jusqu’à arrivé à saturation. La pourriture gangrène notre république. Il importe de ne point réélire ceux profitant un maximum des ressources de l’État et, qui, en contrepartie, ne se cassent pas le cul pour l’avancement du pays, ni pour le bien-être des citoyens. Ce gouvernement par exemple comprend des mecs bien, aussi vrai que des pourris. Ils sauront se reconnaître !

Aussi me viennent à l’esprit ceux qui, après une déculottée générale, n’ont pas la dignité de se cloîtrer. Ceux qui après un désaveu populaire se représentent aux élections suivantes tout feu tout flamme. Allons tenir le manque d’effectif politique pour responsable de cet état de choses. Presque un état de siège en vue de sucer la tétine du pouvoir le plus longtemps possible. (A-t-on établi une limitation de mandats ?)

Il importe à mon humble avis d’envoyer nos jeunes entreprendre des études poussées, pour garantir de meilleurs gérants au pays. Car la politique de papi ne correspond plus. Le sectarisme/communalisme comme principal argument de campagne est rétrograde… pour ne pas dire « digne d’une république bananière ».

Il est plus que temps de se défaire des chaînes léguées par le colonialisme. Passons à une politique nouvelle. Il faut à cet effet préparer une relève. Qui s’en charge au juste, hormis ceux impliqués dans les papa-piti ou papa-fifi deals (passations de pouvoir clef en main). Voter équivaut dans la présente conjoncture à jouer à Qui veut passer pour un con ? Tu m’étonnes que le taux d’abstention grimpe.

J’aurais voulu voter pour des idées innovantes et adaptées aux besoins du pays. Et élire un gestionnaire qui sache les appliquer. J’ai entre-temps l’impression d’être la princesse qui du haut de son donjon espère : un jour mon prince viendra…
Faudra toutefois éviter le culte de la personnalité dont les électeurs sont si friands. Faudrait pour ce faire, démystifier le poste de Premier ministre. Y voir une sorte de fonctionnaire contractuel veillant à la bonne marche du pays. Ni plus ni moins.

J’apprends par ailleurs la mise en lumière de détenus, graciés par le président, après presque une vingtaine d’années à l’ombre. Rendus à l’air libre, ceux-ci clament toujours leur innocence et suggèrent l’erreur judiciaire. Pour rappel, sept personnes avaient péri dans les flammes en ce triste mai 1999. Il y avait de quoi raviver la vindicte populaire après les émeutes de février de la même année. Est-ce pour cela que des « coupables » devaient être trouvés ?

D’aucuns réclament à présent la réouverture de l’enquête afin de démontrer leur bon droit. Si leurs dires sont avérés, de sérieuses réformes seraient alors à propos. Et si l’on faisait une éventuelle commission d’enquête afin de tirer cette affaire au clair, qui la présiderait ?

En parlant de présidence, j’ai cru entendre un ténor du barreau entonner : « Cette femme n’est pas aussi innocente qu’elle le prétend ». Voilà à quoi est réduite notre châtelaine déchue, à qui on reproche d’avoir fuité des infos, a priori juteuses, à propos de ses prédécesseurs. Elle n’est évidemment au courant de rien (lol). Il se trouvera bien un preux chevalier disposé à porter le chapeau ? Nous le saurons bien assez tôt…

Quid du señor Alvaro ? Nous en apprendrons davantage sur le sort qui lui est promis ce mercredi. Nous voyons des scandales éclater au grand jour comme des abcès purulents. Des hommes de loi et des politiciens y sont mêlés de près ou de loin. Est-ce parce que l’autorité du chef n’est pas respectée dans ses propres rangs ? On est en droit de se demander pourquoi. Vous avez dit illégitimité ?