Le MV Benita, qui avait fait naufrage au large de Mahébourg dans la nuit du 16 au 17 juin, n’est pas parvenu à compléter son ultime voyage jusqu’au port d’Alang en Inde pour être cannibalisé. Ce cargo de quelque 45 000 tonnes construit en 1998 et battant pavillon libérien a été sabordé samedi après-midi par quelque 4 400 mètres dans l’océan Indien. C’est qu’annonce officiellement la Five Ocean Salvage Ltd, société responsable des opérations de renflouage.
Déjà dès le départ au large du Morne, au début de la semaine dernière, avec la décision des Salvage Masters d’évacuer le Skeleton Crew de Salvors du MV Benita sur le Ionian Sea Fos pour le voyage vers le port d’Alang en Inde, il était évident que ce cargo n’allait pas pouvoir tenir le coup lors de cette traversée. C’est ce qui s’est passé samedi après-midi à 93,5 milles nautiques à l’ouest-nord-ouest de Port-Louis. Le cargo a sombré par quelque 4 400 mètres au fond de l’océan Indien.
« The vessel turned over by the stern at approximately 1730 local time after having earlier taken a severe stern trim, necessitating tug Ionian Sea FOS to activate the tow line quick release system in anticipation of Benita’s imminent sinking. No one was onboard the vessel at the time of the incident and all the crew from the tug are safe and accounted for », indique un communiqué de Five Ocean Salvage.
Avec le sabordage du MV Benita en plein océan Indien, samedi, cette affaire est loin d’être bouclée. Il y a encore les réclamations à être soumises aux assureurs et l’évaluation des dégâts à la faune et à la flore marines sur les récifs du Bouchon. Pour les seules opérations de renflouage, notamment les coûts d’immobilisation de deux remorqueurs de Five Ocean Sea Fos sur les lieux du désastre pendant 35 jours et les milliers de rotations des unités de la Police Helicopter Squadron au cours de cette même période sans compter les services des Salvors et autres experts en Refloating, la facture pourrait s’approcher de la barre des Rs 200 millions. C’est ce qu’indiquent des sources autorisées en attendant confirmation officielle.