Nous en rendons-nous assez compte ? Vivre sous les tropiques n’est pas donné à tout le monde. La douceur du climat (sauf en cas de cyclone) est idéale. Nous avons aussi un art de vivre certain, que nous ne reconnaissons pas toujours… ou seulement lorsque l’on se gèle les miches dans la froideur européenne, voire ailleurs, sous d’autres latitudes.

Nous sommes citoyens d’un pays où il ferait bon vivre… à en croire ce que j’ai compris en visionnant un documentaire diff usé sur la toile. Certes, ceux qui ont réalisé ce reportage n’étaient a priori pas au courant des matricides ni des disproportions que peut parfois prendre, chez certains, la mixité ethnique. L’amour n’a pas de religion ni de couleur de peau, mais les graines de la di-vision sont bien implantées dans nos mœurs.

Nous rendons-nous compte du tort que cause cette “imperméabilité” ? C’est une tare de notre société. Et ce ne sont pas les politiciens qui s’évertueront à régler ce problème qui pourrit la vie des gens qui s’aiment au-delà des barrières sociales et religieuses. Je ne suis pas près d’arrêter de dénoncer ce travers (étroitesse d’esprit) qui habite un nombre certain de Mauriciens.

Un travers que cultivent des politiciens (par le biais du système électoral) et qui se manifeste chez certains concitoyens par une religiosité prononcée. Il y a là un mal à exorciser. Mais qui osera crever cet abcès purulent ? À défaut de pratiquer cette chirurgie délicate, l’on pourrait avoir recours à l’éducation des petits. Une méthode plus longue mais durable. Faut-il encore le vouloir !

Ce n’est pas la première fois que des histoires d’amour finissent mal. C’est hélas toujours une fois de trop. Notre société a un grave problème. Qui s’est soucié de cultiver notre vivre-ensemble dans les écoles ? Entre-temps, la montée de la violence semble, depuis quelques années, empoisonner l’esprit du Mauricien, dont celui des jeunes. Ces derniers ne font que reproduire ce que leurs parents leur ont inculqué.

Les enfants grandissent et sont exposés aux dangers de la société. Y aurait-il un honorable député ou ministre pour se pencher avec sérieux sur les cas de violence sanglants ? Comprendre ce qui pousse un individu à assassiner sa propre mère et à la démembrer avec une disqueuse (grinder) nous renseignerait sur l’état de dégradation de notre société. Une dégradation qui ne devrait pas prendre de l’ampleur. Que proposent les politiciens ?

Sans doute serait-il hâtif de conclure que les jeunes consomment trop de violence à la télé, entre autres écrans, où tuer virtuellement est une activité récréative. Un jeu pour occuper les enfants pendant les vacances ou durant leur temps libre; livrés à eux-mêmes ou à Internet. On devrait penser à leur dire de temps à autre : “Internet n’est pas ton ami.

”Autre chose. L’on devrait en faire une utilisation saine, mais combien cèdent à la tentation de se retrouver face à un écran quasiment par addiction. Ainsi va la vie dans le monde 3.0, où le meilleur côtoie le pire en un clic. Comment bien manœuvrer dans cet océan d’informations ? Sans parler du feuilleton poli-tique suivi avec intérêt sur le Net. C’est au final assez pernicieux. Faudra se désintoxiquer un jour.D’après vous, combien de promesses seront-elles tenues après les élections ?