Des dentistes comptant plusieurs années d’expérience expriment leur désapprobation à propos de la préparation des questionnaires par le National Board of Examinations of India concernant les examens pour l’enregistrement des nouveaux venus dans la profession. Le président du Dental Council confirme avoir reçu une lettre à ce sujet il y a quelques jours. Par ailleurs, la dentiste française, seule candidate à la 2e édition de cet examen – qui a eu lieu en mars dernier et qui n’y a pas réussi –, a déjà quitté le pays,  faute de permis pour exercer.
C’est maintenant que les dentistes commencent à faire entendre leur voix sur cet examen, qui a eu lieu pour la première fois en octobre de l’année dernière, tandis que la deuxième édition s’est tenue le 31 mars. Pour rappel, aucun des candidats n’a réussi à obtenir le nombre de points requis pour réussir, soit « a minimum of 50 % marks ». Soulignons aussi que ces examens sont prévus deux fois l’an, en  mars et en octobre.
Face à de tels résultats, des dentistes sont d’avis que le Dental Council devrait songer à une analyse en profondeur dès maintenant de la formule adoptée pour cet examen. « Il ne faut pas trouver une conclusion hâtive et dire que ces jeunes ne sont pas bons dans le domaine qu’ils ont choisi. D »autre part, il ne faut pas opter pour une attitude laxiste dans l’enregistrement, car c’est un secteur qui concerne la vie des gens. Le Dental Council devrait étudier les questionnaires proposés par cet organisme indien et faire aussi une évaluation complète du système qui a été mis en place », suggère un dentiste exerçant dans les basses Plaines-Wilhems. D’autres professionnels se prononcent pour un changement d’examinateur et soutiennent qu’il y a à Maurice les compétences nécessaires pour préparer un tel questionnaire.  
Le Dental Council prend au sérieux ces diverses réactions et cet examen sera évoqué lors de la prochaine réunion du board, fixée pour la semaine prochaine. « Des dentistes nous ont écrit pour donner leur opinion sur les deux examens qui ont eu lieu. Le prochain examen a lieu en octobre et nous avons quatre mois devant nous pour décider de ce que nous allons faire », dit le Dr Joy Mandhub, président du Dental Council, avant d’ajouter que cette instance n’a pas encore reçu de copie des derniers questionnaires.  
Par ailleurs, outre les nouveaux diplômés en chirurgie dentaire, qui rentrent au pays pour exercer leur métier,  il y a aussi le cas des dentistes étrangers venant travailler à Maurice sur une base contractuelle et qui doivent au préalable obtenir leur “registration” auprès du Dental Council. S’ils n’ont pas travaillé pendant une période de trois années consécutives précédant leur demande d’autorisation auprès de l’organisme, ces  étrangers doivent obligatoirement prendre part aux examens du Dental Council, à l’instar de cette ressortissante française qui était à Maurice récemment. Mais celle-ci n’a pas obtenu le nombre de points requis aux examens, qui ont eu lieu au mois de mars. Elle a donc dû quitter le pays.