Le tableau économique de Maurice dépeint par le gouverneur de la Banque de Maurice, Manou Bheenick, dans la End of the Year Letter to the Stakeholders publiée mardi, semble avoir pour objectif de tenter de conjurer les effets de la crise économique sur Maurice. Retraçant les différentes étapes en 2011, il règle ses comptes avec des banquiers, des opérateurs économiques et même la presse tout en se félicitant des résultats obtenus par la Banque Centrale.
Malgré les craintes exprimées de part et d’autres et les difficultés vécues par des opérateurs économiques avec le déferlement des effets de la crise en Europe, la Banque de Maurice se fait l’apôtre de l’optimisme en faisant comprendre que « we shall be able to keep our economy on course to deliver respectable growth, more jobs and greater prosperity for all our stakeholders ».
L’une des raisons avancées par Rundheersing Bheenick pour justifier son optimisme concerne la taille de l’économie de Maurice. « I cannot help reflecting that the samllness of our economy can actually prove to be an asset rather than a liability, the more common view, because small size gives us an added adptative change : a quick response capacity and the flexibility to continually adjust to the volatile external environment », dit-il.
« Such flexibility in some of our policies and strategies has so far played in our favour. We have been able to achieve a growth rate of 4% on average over the last two years. We continue to remain cautiously optimistic for this year. Pessimism is unwarranted, and unhelpful in any case », poursuit le gouverneur de la Banque de Maurice, qui souhaite voir une meilleure coordination des politiques pour assurer la croissance.
Auparavant, passant en revue la performance de l’économie en 2011, en l’occurrence les principaiux paramètres, Manou Bheenick fait l’impasse sur le côté négatif en soutenant que, « the picture that is painted is that of Mauritius : vibrant, resilient and resolutely moving forward (…) The Mauritian economy continued to display a creditable degree of resilience despite difficult external conditions ».
Le gouverneur de la Banque de Maurice trouve que le taux de croissance de 4% en 2011 « is not far below trend’, que le taux de chômage de 7,9% représente « a far cry from the rising joblessness in our main export markets ». Plus loin, il écrit que, « our monetary policy, continuously decried by business lobbies and regularly denounced by the press with an eye, no doubt, on their advertisers, confounded its critics by measuring up to its primary task of bridling inflation ».
Commentant le titre de Central Banker of the Year 2012, Africa, que lui a décerné The Banker, Manou Bheenick trouve que « this recognition gives me and my team considerable satisfaction as it is the first time in the Bank’s history of nearly 45 years that we are garnering such an award. It rewards the determination and consistency with which we have been conducting our policies in an extremely difficult and uncertain global environment, without giving in to strident siren calls for quick monetary fixes to give a temporary, but ultimately self-defeating, boost to our exports ».
Sur le plan purement bancaire en 2011, Manou Bheenock fait état
d’une augmentation du capital de la Banque Centrale de Rs 1 milliard à Rs 2 milliards en novembre de l’année dernière pour pouvoir faire face à l’excès de liquidités dans le système bancaire, d’une diversification dans la gestion de réserves en devises avec des placements dans des Bons du Trésor en Inde et des négociations avec les autorités de la République populaire de Chine dans ce même but, alors que les investissements en or représentent 7% des réserves et
des mesures ouvrant la voie à un Fair Deal aux clients des banques avec les conclusions d’un Working Group de la Banque de Maurice sur les Fees, Charges and Commissions des banques considérées comme étant trop élevés.