Le rapport du NEC : « Both the CEB and CT Power Ltd did not provide information and clarifications requested »
Jusqu’à l’extrême limite le mano à mano entre la National Energy Commission (NEC) et le Central Electricity Board aura duré. Pour boucler la boucle alors que la Commission Manraj soumettait au cours de la semaine ses recommandations au gouvernement en faisant abstraction du projet de centrale thermique de 100 MW de CT Power (Mauritius) Ltd, le conseil d’administration du CEB n’a pas trouvé mieux que de donner le feu vert aux conditions revues et corrigées du Power Purchase Agreement pour ce même projet. D’autre part, des consultants étrangers sont toujours à l’oeuvre en vue de procéder aux réparations aux deux moteurs Sulzer affectés par des fissures.
À ce stade, très peu d’informations ont transpiré des discussions et des décisions au niveau du conseil d’administration du CEB sur les nouveaux détails du Power Purchase Agreement  modifié des promoteurs de CT Power (Mauritius) Ltd. Ces changements ont été rendus nécessaires en raison de l’évolution des coûts du projet depuis la soumission des plans initiaux mais également dans le sillage de nouvelles conditions imposées avec l’Environmental Impact Assessment Licence.
Il est difficile à dire si ce développement constitue de la part du CEB une réponse du berger à la bergère suite aux critiques contenues dans le rapport de la NEC à son encontre. En effet, l’une des recommandations du rapport Manraj est des plus catégoriques. « The NEC considered that, notwithstanding the likely significant work undertaken by the CEB to prepare the IEP, this document could not fully adhere to the MID Policy, Strategy and Action Plan which was only approved in June 2013, in particular the 35% renewable energy (RE) target in 2025 », indiquent les membres de la Commssion nationale sur l’énergie dans leur analyse sur l’Integrated Energy Plan de 2013 à 2022 du CEB.
La NEC avance que le scénario prévu par le CEB pour les dix prochaines années nécessitera une consommation de charbon supérieure de six fois à la moyenne en émettant quatre fois plus de gaz à effet de serre et huit fois plus de CO2. Dans ses prévisions, la NEC, qui écarte toute option de CT Power, met l’accent sur l’exploitation plus rationnelle des sources d’énergie renouvelables et également sur une politique de réduction de la demande pour atténuer la pression sur les centrales du CEB.
Pour conclure, le rapport de la NEC dénonce l’absence de collaboration de la part du CEB et de CT Power (Mauritius) Ltd. « It is to be noted with concern that, in spite of several reminders from the NEC, both the CEB and The (Mauritius) CT Power Ltd did not provide information and clarifications requested by the NEC. The NEC has worked from data available in CEB’s IEP as well as the CEB’s presentation to NEC and from alternative reliable sources », font-ils comprendre.
En ce qui concerne les réparations aux deux moteurs de la centrale thermique de Fort George, les examens techniques se poursuivent. Des experts travaillent actuellement sur des cotations à être soumises au CEB en vue des réparations avant la période cruciale de l’été, d’autant que le CEB ne pourra compter sur les 25 MW de l’hydroélectrique avec la sécheresse qui sévit ces jours. Le coût des opérations des turbines à gaz de la station de Nicolay est considéré comme de plus en plus onéreux.