Dans le cadre du Programme de Coopération Technique (PCT) de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Michael Kiza, Programme Management Officer, était en visite à Maurice la semaine dernière. Cette mission avait pour objectif premier de passer en revue le progrès de sept projets ayant débuté en 2012 sous le PCT, programme qui met l’accent sur l’application sécuritaire de la technologie nucléaire pour le développement socio-économique durable, en partenariat avec tous les États membres.
Le PCT est axé sur : l’amélioration de la santé humaine ; l’agriculture et l’appui au développement rural ; l’amélioration de la gestion des ressources en eau ; les défis environnementaux ; le développement énergétique durable, y compris l’utilisation de l’énergie nucléaire pour l’électricité.
Lors de son séjour à Maurice, Michael Kiza a eu plusieurs réunions avec les Project Coordinators et leur équipe. Le Programme Management Officer a aussi visité les institutions qui mettent en place les projets sous le PTC, tels que le ministère de l’Énergie et des Services publics, la Water Resources Unit, le Mauritius Standards Bureau (MSB), le bureau de l’United Nations Development Programme, le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie, la Radiation Protection Authority, l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU), le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire et le ministère de l’Environnement et du Développement durable.
À la fin de cette visite, Michael Kiza a exprimé sa satisfaction quant au progrès accompli par les différents organismes s’agissant de la mise en oeuvre des projets en cours, qui selon lui, progressent.
Le premier projet mis sur pied par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie, s’articule autour d’un programme interventionnel pour évaluer l’obésité et les facteurs de risque relatifs chez les enfants en utilisant les techniques d’isotopes. Financé par l’AIEA au coût de 84 225 euros, ce programme prendra fin cette année. Autre projet de ce ministère : une étude de faisabilité au coût de 307 017 euros pour le contrôle des moustiques en utilisant le Sterile Insect Technique. Ce projet arrivera à terme en décembre 2015.
Concernant le volet agricole, l’AREU met en place deux projets : l’amélioration de la production du bétail en utilisant des produits locaux d’alimentation animale, au coût de 139 450 euros, et la production de meilleures variétés de bananes et de tomates qui résistent à la chaleur et aux bactéries en utilisant la biotechnologie, au coût de 129 000 euros. Ces deux programmes prendront fin respectivement en 2015 et 2014. Le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire travaille également sur un projet de techniques avancées pour contrôler l’usage d’insecticides et détruire la population des Melon Flies. Il est financé à hauteur de 171 885 euros et s’étalera jusqu’en 2015.
Sur un autre plan, l’Institut d’Océanographie de Maurice travaillera sur un projet au coût de 58 670 euros visant à capter l’eau souterraine avant qu’elle ne soit déversée en mer, en vue d’améliorer la fourniture en eau dans les régions côtières. Il prendra fin cette année.
Le dernier projet, mis en oeuvre par le MSB, concerne l’utilisation des techniques nucléaires pour évaluer la résistance des structures en béton. Au coût de 91 000 euros, il prendra fin en 2013.
Lors de sa visite, le Programme Management Officer a également discuté de trois nouveaux projets qui débuteront en 2014. Il s’agit : du rehaussement des capacités quant à la planification de l’énergie à Maurice, qui s’échelonnera sur trois ans ; de l’utilisation de la médecine nucléaire pour une meilleure gestion des maladies non-transmissibles (quatre ans) ; et du suivi de l’obésité, de la résistance à l’insuline et du risque du cancer chez les Mauriciennes (trois ans).
Michael Kiza a aussi rencontré les agences des Nations unies à propos de la mise en oeuvre de programmes conjoints. Par ailleurs, un nouveau Country Programme Framework pour les prochaines cinq à sept ans sera bientôt finalisé. Ce cadre définit les besoins de développement prioritaires qui seront soutenus à travers des activités techniques de coopération de l’AIEA.
Soulignons que Maurice est membre de l’AIEA depuis 1974 et bénéficie de l’assistance technique en termes de formation, de visites scientifiques, d’équipements et de missions d’experts. Le ministère de l’Énergie et des Services publics est le point focal des questions relatives à l’AIEA. Maurice participe également à plusieurs projets sous l’African Regional Cooperative Agreement for Research, Development and Training related to Nuclear Science and Technology (AFRA).