« Il n’y a aucune contradiction entre le ministère de l’Énergie et des Services publics et la National Energy Commission (NEC) », a affirmé le ministre de tutelle Rashid Beebeejaun, Premier ministre par intérim, en réponse aux questions des députés Lesjongard et Obeegadoo au Parlement hier. Le premier nommé cherchait, entre autres, à savoir quel est le rôle de ce ministère, puisque désormais c’est à la NEC d’« advise government on energy matters » qui est une de ses missions.
« I see no contradiction between them », a déclaré Rashid Beebeejaun. Au député Obeegadoo de préciser qu’ils veulent s’assurer qu’il n’y ait pas de duplication dans les tâches et par conséquent, un gaspillage des fonds publics.
Le PM suppléant a donné des détails sur la NEC à la demande du député Lesjongard.
Mise en place le 31 janvier 2013, la NEC est présidée par Dev Manraj, Senior Adviser, Project Management and Delivery Unit du bureau du Premier ministre. Elle est constituée de représentants des secteurs privé et public, d’universitaires et de membres de la société civile. Sa mission est de revoir les « national energy requirements », conseiller le gouvernement et autres autorités concernées par la planification et l’exécution des projets énergétiques majeurs afin de répondre aux besoins immédiats et à long terme de Maurice. Elle a aussi pour rôle de superviser le Maurice Île Durable Fund.
Rashid Beebeejaun souligne que cette commission n’a aucun pouvoir légal. Elle doit soumettre un rapport au gouvernement en ligne avec ses terms of references. Dans ce sillage, les délibérations ont démarré le 15 février 2013. À ce jour, dix réunions ont eu lieu. La NEC a mis en place deux sous-comités. Le premier a pour tâche de délibérer sur des questions techniques de la production énergétique et le deuxième, d’écouter le point de vue des organisations et membres du public qui le souhaitent. Le PM suppléant indique qu’à ce jour, 60 personnes et organisations se sont enregistrées et qu’elles seront entendues.
Les deux sous-comités devront soumettre leur rapport à la commission au plus tard à la fin du mois de mai prochain. C’est après avoir reçu les données de ces sous-comités que la commission sera en mesure de finaliser son premier rapport qu’elle remettra au gouvernement, indique Rashid Beebeejaun.