Lutter contre la dégradation des parcs marins et protéger l’environnement est le but de Gérard Rugbur, Xavier Lopez et Elérig Escallot. Ces trois promoteurs ont donc mis sur pied le Projet Zereau, qui promeut l’utilisation de l’énergie électrique et photovoltaïque, auprès des propriétaires et des fabricants de bateaux, ainsi que les opérateurs évoluant dans le secteur maritime. Hier a été dévoilé le premier bateau électrique lors du lancement du projet au Suffren à Port-Louis.
Alimenter les bateaux grâce à l’énergie solaire, c’est l’objectif fixé par Gérard Rugbur de Powemics Entreprise Ltd, Xavier Lopez de ICD Ltd et Elérig Escallot responsable technique du Projet Zereau. Pour se faire, le projet prévoit le réaménagement des bateaux afin qu’ils soient électriques et donc moins polluants. Selon Elérig Escallot, cette initiative écologique promet une vraie économie sur le retour d’investissement et sera également un pas de géant vers une île Maurice plus verte. « Nous utilisons un moteur hors-bord neuf ou d’occasion sans son moteur thermique », explique-t-il. Une batterie en plomb ou en lithium est ensuite installée avec un chargeur adapté au bateau en fonction de son usage. La charge des batteries se fait ensuite par un réseau électrique et des panneaux photovoltaïques. « Il est également possible d’y installer une éolienne dépendant du client », relève Elérig Escallot.
À travers le Projet Zereau, les trois promoteurs souhaitent apporter leur contribution à la protection de l’environnement marin. Avec l’objectif que s’est fixé le gouvernement d’atteindre 35 % d’utilisation d’énergie renouvelable en 2025, « nous voulons apporter notre contribution à l’édifice », confient-ils. D’où la mise en place du Projet Zereau, établi en trois mois. Leur premier e-boat, dévoilé hier lors du lancement du projet, comprend un moteur de 25 kW. « Nous sommes très satisfaits de ce début et nous pourrons facilement répondre aux demandes des propriétaires de bateaux », a déclaré Xavier Lopez lors de son discours.
Hormis la réduction de l’impact sur l’environnement, le e-boat a une autonomie de plus de trois heures, il ne vibre pas autant et est plus maniable que les autres embarcations et son coût d’exploitation est réduit. Toutefois, la somme à payer pour la modification d’un bateau demeure assez élevée. « L’investissement est conséquent, mais cela vaut la peine sur le long terme ». Des facilités sont offertes par le gouvernement aux pêcheurs afin qu’ils puissent bénéficier de cette technologie sans grand frais. S’arrêter aux prix serait condamner l’avenir déjà sombre des lagons mauriciens. Un appel est donc lancé afin de conscientiser la population des alternatives existantes et de les encourager à s’aventurer vers des alternatives plus vertes. « Nous proposons des solutions à toutes les personnes qui veulent faire un geste pour l’environnement », dit Xavier Lopez.