Des tests effectués par l’Université de Maurice (UoM) de concert avec le Mauritius Standards Bureau (MSB) dans le cadre d’un projet de recherche du Mauritius Research Council (MRC) en collaboration avec l’Outer Islands Development Corporation (OIDC) effectué à Agaléga en vue de l’utilisation de l’huile de coco comme combustible de substitution au diesel pour la production d’énergie électrique se sont révélés concluants.
Réalisé entre septembre et décembre de l’année dernière dans la petite île, le projet de faisabilité visait à faire fonctionner un générateur préalablement modifié de 60 kilovolampères (KVA) de la Central Water Authority (CWA) situé à la station de pompage d’Ebène à l’aide de l’huile de coco, de l’huile de cuisine usagé et du diesel, respectivement. Après  un exercice minutieux d’évaluation à partir de divers paramètres, les résultats préliminaires ont, notamment, conclu que l’huile de coco est un meilleur combustible que le diesel en matière d’émissions et d’opacité et que, par ailleurs, l’huile de cuisine usagé n’est, elle, pas appropriée pour la production d’électricité du fait, surtout, de sa forte opacité et de sa teneur en acides gras.
Ce projet innovateur au plan régional devrait être un axe majeur en vue des efforts de réduction de la dépendance d’Agaléga sur le diesel en lien avec la vision de Maurice île Durable (MID). Il est à noter que cette étude de faisabilité fait suite à celle toujours initiée par le MRC en collaboration avec l’OIDC pour l’utilisation de l’huile de coco et de l’huile de cuisine usagée comme carburants de substitution au diesel dans le domaine du transport routier. 
Tout aussi concluant, cet essai initial a vu l’introduction à Agaléga d’un tracteur roulant à l’huile de coco alors qu’à Maurice, des établissements hôteliers se sont équipés de 4X4 carburant à l’huile de cuisine usagé. L’huile de coco, on le sait, est fabriqué localement à Agaléga.