Depuis le lancement du projet Small Scale Distributed Generation en décembre 2010, 22 abonnés sont déjà raccordés au réseau du Central Electricity Board, totalisant à eux seuls une production de 178 kw d’électricité. À ce stade, le Board est en présence de 411 demandes de Maurice et de Rodrigues, dans les catégories résidentielles, commerciales et industrielles permettant de générer une puissance d’environ 3,8 MW, et 81 dans les catégories publique, éducationnelle, charitable et religieuse pour quelque 0,93 MW.
Pour la période de décembre 2010 à mai 2011, constituant la première phase du projet Small Scale Distributed Generation (SSDG) pour une capacité de 2 MW, l’on indique que le Central Electricity Board (CEB) a reçu un nombre élevé de demandes. Cette tendance devait être respectée lors de la deuxième phase du projet pour une capacité de 1 MW lancée en novembre 2011 avec la puissance maximale atteinte rapidement par le public.
Épousant le concept Maurice île durable, ce projet est destiné à ceux désirant produire de l’électricité pour leur propre consommation à partir des sources d’énergies renouvelables et vendre l’excédent au CEB. Les demandeurs sont catégorisés comme suit : résidentiel, commercial et industriel. Toutefois, ils sont uniquement autorisés à produire de l’électricité à petite échelle avec une capacité individuelle maximale de 50 kw. Le système génère de l’électricité à partir des sources d’énergies renouvelables telles que le soleil, le vent et l’eau. « L’on peut avoir un système de SSDG à base d’énergie solaire, qui utilise une technologie photovoltaïque ou un système qui exploite l’énergie du vent en utilisant la technologie éolienne », précise un haut cadre du ministère de l’Énergie et des Services publics avant d’expliquer que le troisième type de technologie utilisable pour un système de SSDG est la mini turbine hydraulique. « Dépendant de la source d’énergie renouvelable disponible chez eux ainsi que la technologie utilisée, les gens peuvent produire de l’énergie électrique, pour leur propre consommation et vendre l’excédent au CEB par le biais du réseau électrique », soutient le haut cadre. Ainsi, une fois le projet démarré, le client dépose une demande au CEB pour se lancer dans la production d’électricité à partir des énergies renouvelables. Une fois son dossier approuvé par le CEB, la procédure sera complétée en huit semaines. Toutefois, les clients qui ont déjà reçu leur permis doivent proposer un plan d’implémentation. Selon les prévisions, le CEB espère raccorder une puissance au-dessus de 1,5 MW à son réseau jusqu’à la fin de l’année 2012.
Le projet concernant les petits producteurs d’électricité a démarré avec la mise en oeuvre d’un Grid Code et d’un tarif d’achat pour le surplus d’énergie exporté par ces catégories de demandeurs de SSDG. Le Grid Code définissant les paramètres et procédures à suivre par les consommateurs qui envisagent d’installer un système de SSDG chez eux et se raccorder au réseau du CEB.
Le projet SSDG a pour objectif principal d’alléger la facture énergétique de l’État. À cet effet, le gouvernement mise sur la démocratisation de la production énergétique pour satisfaire la demande croissante en électricité qui connaît une hausse annuelle de 5 % et aussi réduire la consommation d’énergies fossiles. Selon les prévisions, nos besoins énergétiques augmenteront de 60 % sur les dix prochaines années. Par ailleurs, l’Energy Strategy, document qui définit la politique énergétique nationale, propose le développement des SSDG dans les court et moyen termes afin de satisfaire les besoins en termes de demandes énergétiques.
La connexion des SSDG au réseau du CEB comporte plusieurs avantages dont la production de l’énergie propre, le développement de techniques énergétiques d’avenir et la réduction des coûts d’investissement dans l’achat du pétrole, de l’huile lourde et du charbon. Plus d’une quarantaine de pays dont l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Danemark, le Canada ainsi que plusieurs États en Inde, ont adopté le système de tarif et de plans de subvention.