Le Kolektif Pu Lenerzi Renuvlab (KLR) a écrit cette semaine au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, et à différentes instances de cette organisation pour dénoncer « l’hypocrisie de Maurice » en matière d’énergies renouvelables. Le mouvement justifie cette démarche du fait que « le gouvernement mauricien n’a de cesse de vanter la vision Maurice, Ile Durable à l’international. » Paralèllement, une lettre a aussi été adressée aux parlementaires locaux les invitant à soutenir la mise en oeuvre du rapport de la National Energy Commission.
Après une réunion de mobilisation avec les habitants de Pointe-aux-Sables la semaine dernière, le KLR a décidé d’interpeller les parlementaires sur leurs responsabilités, tout en leur rappelant l’échéance des élections générales. « KLR fera campagne contre tous ceux qui refusent de mettre en oeuvre le rapport de la National Energy Commission (NEC) », fait ressortir Michel Chiffonne, porte-parole du collectif.
KLR estime ainsi que la « persistance des autorités avec le projet CT Power est une trahison grave pour le pays car la NEC a établi que persister à utiliser le charbon coûtera au pays 40 % plus cher sur les 20 prochaines années que d’investir dans les énergies renouvelables conformément à l’objectif Maurice Ile Durable. »
Pour aller plus loin dans sa démarche, le collectif a alerté le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la tenue de la 3e Conférence des Nations unies sur les Petits États Insulaires en Développement (PEID) qui se tiendra aux îles Samoa en septembre prochain. KLR affirme rechercher le soutien international afin que « le gouvernement mauricien cesse d’ignorer les objectifs du développement durable et la protestation publique. »
La même lettre a été adressée au directeur de l’agence des Nations unies pour l’Environnement, Achim Steiner et au Resident Coordinator des Nations unies à Maurice, Simon Springett. « Le KLR a entamé une campagne pour informer la communauté internationale que le gouvernement viole ses engagements et induit toutes les instances en erreur concernant les décisions prises localement dans le secteur de l’électricité. »
Le collectif rappelle que Maurice a pris l’engagement, lors du sommet Rio + 20 en juin 2012, d’adopter un plan d’action pour le développement durable, avec la participation active de la société civile. Or, note le KLR, « depuis l’annonce de Maurice Ile Durable, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité n’a cessé de baisser. Les actions ne suivent pas les paroles du gouvernement. »