Le premier comité de pilotage du projet “Énergies” de la Commission de l’océan Indien (COI-Energies) a réuni vendredi dernier les points focaux nationaux et des organisations régionales en vue de définir les actions qui seront conduites durant cette première année d’exécution qui visent le secteur privé et la société civile.
Le secrétaire général de la COI, Jean-Claude de l’Estrac, a déclaré que le secteur privé est un acteur incontournable du développement des énergies renouvelables dans l’Indianocéanie. Le projet COI-Energies prévoit le lancement, au cours du premier semestre 2015, d’un appel à propositions doté d’une enveloppe de cinq millions d’euros accordée par l’Union européenne. Les projets sélectionnés de production d’énergie à partir de ressources renouvelables bénéficieront d’une subvention européenne de 50 %, jusqu’à 500 000 euros par projet.
Résolument engagé dans une démarche participative, le projet COI-Energies nouera un dialogue avec la société civile des pays de l’Indianocéanie en lui permettant de participer au processus de décision. « Des tables rondes regrouperont des acteurs institutionnels publics, des opérateurs et entrepreneurs du secteur privé, des membres d’associations professionnelles et de groupes d’intérêts, mais aussi toute personne désireuse de s’impliquer dans chaque pays membre de la COI », a fait ressortir la COI dans un communiqué. Ce faisant, ces tables rondes participeront à l’amélioration des cadres réglementaires en vigueur et à l’élaboration d’une stratégie régionale à l’horizon 2025 adaptée aux besoins des pays concernés.
Le comité de pilotage du projet a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’aider les populations à adopter de nouveaux modes de consommation d’énergie. « Il est en effet possible d’avoir un mode de vie moins énergivore, ce qui est écologique et économique, grâce à de petits gestes. C’est dans ce sens que le comité a validé le lancement, pour cette année, de campagnes de sensibilisation qui diffuseront des messages porteurs d’informations et de conseils simples sur les énergies renouvelables et les économies d’énergie que nous pouvons faire », a-t-elle indiqué.
Le chargé d’affaires de la délégation de l’Union européenne, Aldo Dell’arricia, a rappelé l’espoir collectif d’atteindre, grâce au projet, « ce point de non-retour dans le développement des énergies renouvelables ». Jean-Claude de l’Estrac a conclu que « les énergies renouvelables doivent être l’affaire de tous, pour tous ». « Nous ne devons pas rater ce rendez-vous avec l’avenir », a-t-il déclaré.