Si de manière générale, les énergies renouvelables peinent à s’imposer dans la production d’électricité (selon l’Observatoire des énergies renouvelables), pour autant la production de ces énergies affiche une croissance à Maurice. Parmi les filières « d’énergies propres », le solaire progresse surtout dans les pays ayant un fort potentiel d’ensoleillement comme Maurice. Après l’installation des panneaux photovoltaïques à la Ferme, Bambous, voici le projet de Astonfield Renewables, connu pour le développement des fermes photovoltaïques (PV) aux États-Unis et en Inde. Astonfield a décroché son premier contrat important d’énergie renouvelable pour la mise en place des panneaux photovoltaïques (PV) à Maurice, notamment à La Gaulette et Union Flacq. Ces deux fermes de 2MW chacune, assurant une conversion de l’énergie du soleil particulièrement élevée. A cet effet, M. Balraj Naroo, président de la CEB et le Dr Babou Rajpati, membre-résident de l’Astonfield Renewables, ont signé un accord le 28 juillet 2014 au siège du quartier général de la CEB à Curepipe. Le nouveau projet s’inscrit dans le cadre du programme des autorités locales pour l’installation de PV de 10 MW. Pour faire court, l’énergie solaire photovoltaïque est l’électricité produite par transformation d’une partie du rayonnement solaire au moyen d’une cellule photovoltaïque. La société prend également en charge l’ensemble des frais liés au développement, à la construction au financement, à l’exploitation des deux fermes solaires, soit un investissement en capital de l’ordre de plus de 8 millions USD. Le développement d’un projet solaire se fait en plusieurs phases. A Maurice, le projet de Astonfield est prévu sur 12 mois. Sur le territoire mauricien, la compagnie basée aux États-Unis et en Inde prévoit de convertir du soleil d’abord à la Gaulette (contrôlée à 100% par Astonfield) alors que la deuxième ferme à Union Flacq sera gérée par Astonfield en partenariat avec Alteo. Les services d’un contracteur allemand, leader dans le secteur des EPC (Energy Procurement Construction), seront retenus pour la construction de ces fermes. Côté réactions, le coprésident du Conseil d’administration et directeur d’Astonfield Renewables, Ameet Shah, a déclaré de Mumbai qu’il est fier que le gouvernement mauricien a confié ce projet à la compagnie Astonfield et d’ajouter qu’avec « cette capacité supplémentaire en matière d’énergie solaire, Maurice se positionne en tant que carrefour de l’énergie propre, non seulement pour ses territoires, mais également pour toute l’Afrique de l’Est. Astonfield ambitionne d’utiliser le pays comme plateforme pour des activités de financement, d’ingénierie et la gestion de projets similaires ». Face à l’électricité conventionnelle, on fait ressortir que la production d’électricité d’énergies renouvelables entraînera le pays vers une technologie de pointe. La construction des deux fermes débutera une fois que les procédures administratives seront achevées. « L’énergie renouvelable est la voie du progrès et Maurice a pris des mesures audacieuses pour diminuer sa dépendance sur les énergies fossiles, surtout vu la taille réduite du pays et, par conséquent, sa vulnérabilité face au changement climatique. En outre, puisque le pays bénéficie d’un important taux d’ensoleillement durant toute l’année, il est primordial d’en profiter au maximum. Ces projets correspondent parfaitement au concept Maurice Ile Durable », a précisé le directeur d’Astonfield Renewables. Reste à savoir à quel prix cette énergie solaire sera-t-elle fournie, et sera-t-elle compétitive avec le nucléaire ? Il y a aussi la question de la préservation de nos espaces agricoles, du paysage mauricien qui se pose avec l’installation de ces fermes solaires.