L’objectif du gouvernement est d’augmenter la production d’énergie à Maurice grâce aux énergies renouvelables à 35% d’ici 2021. C’est de qu’a déclaré le Deputy Prime Minister et ministre des Utilités publiques, Ivan Collendavelloo lors d’un atelier de travail, consacré au thème « Accelerating the transformational shift to a low carbon economy in the Republic of Mauritius », se déroulant en fin de semaine. Il a évoqué un projet de trois fermes solaires qui seront situées à Henrietta, Solitude et Queen Victoria.
Ivan Collendavelloo avance qu’il faut accentuer le développement des énergies renouvelables dans le pays, essentiellement solaire. Selon lui, des progrès ont été notés dans le segment de l’énergie solaire, surtout avec l’installation de panneaux solaires. Dans cette mouvance, il dit que 2 000 familles, ayant des revenus très bas, bénéficieront d’un panneau solaire sur une période de deux ans. Ces familles pauvres doivent être enregistrées sur le registre social du ministère de la Sécurité sociale. Un tirage au sort a été effectué par région et les familles qui ont été tirées auront un « solar PV kits » pour qu’elles produisent leur électricité. « Cela permettra aux ménages, qui ont des difficultés à payer leur facture, d’avoir de l’électricité gratuite pendant 20 ans », dit-il en faisant ressortir que toutes les réformes enclenchées dans le secteur de l’eau et de l’électricité sont pour le bien des familles pauvres.
Pour qu’une famille tirée au sort puisse bénéficier du panneau photovoltaïque, des inspections seront faites pour voir si toutes les conditions sont réunies pour l’installation du panneau. Une fois la satisfaction obtenue, le CEB Green Energy, compagnie subsidiaire du CEB, installera les panneaux solaires.
Pour que Maurice puisse accélérer son objectif de réduire son impact carbone, l’United Nations Development Programme a offert un don d’un milliard de roupies pour ce projet scindé en deux phases. La première partie a débuté en juillet dernier alors que la phase deux commencera en 2020, soit après l’achèvement et la garantie de la réussite de la première partie. Selon Aida Cisse Diagne, responsable de l’UNDP à Maurice, « c’est le premier projet qui reçoit une assistance financière aussi importante ».