Certains dessins animés jouent un rôle important dans l’apprentissage des enfants. « Ils apprennent à compter, à identifier des lettres, comme avec Dora l’Exploratrice. Pour les plus âgés, d’autres dessins animés leur permettent d’aborder des sujets plus délicats tels l’amour, la mort, la fratrie, la trahison, sans se sentir directement concernés, mais au travers de leurs personnages préférés », affirme la psychologue pour enfant. « Dans Rémi sans famille, on évoque la mort des parents. Cela permet à l’enfant de pouvoir en parler sans forcément se sentir touché au premier degré », cite-t-elle comme exemple.
Dans les dessins animés, toutefois, il n’y a pas que le côté éducatif mais aussi l’image projetée sur le métabolisme de l’enfant, ce qui est aussi important. Cela se passe en trois étapes : « Les images ont d’abord le pouvoir de fascination ; elles absorbent le regard. Ensuite, elles ont un pouvoir subliminal ; ces images s’inscrivent dans le subconscient. Finalement, au-delà d’un certain laps de temps, les images rendent les enfants passifs ; mais ceci dépend de la nature des images et du temps d’expositions à ces images. »
Les enfants d’un certain âge ne savent pas vraiment faire la différence entre la fiction et la réalité et alors, ils ne « doivent pas être exposés à des images trop violentes ». Dépassé un certain âge, quand les images sont en mode de consommation de l’information, le sujet (l’enfant) reste passif dans l’apprentissage contrairement à un jeu ou à une classe.