L’ONG Diabetes Parent’s Support Group (DPSG), une association de soutien aux enfants diabétiques et à leurs parents, connaît actuellement une crise sans précédent au point qu’une action a été entrée en Cour suprême pour dénoncer la mainmise de cette ONG par un comité qualifié de « fantôme » qui n’est pas reconnu par la majorité des familles de diabétiques.
L’affaire sera appelée en Cour suprême le 12 septembre prochain après une première audience le 4 août dernier. « Retournez l’association aux diabétiques » est l’appel d’un groupe de parents de diabétiques membres de l’ONG qui s’étonnent de n’avoir été conviés à aucune assemblée générale cette année et qu’aucune élection n’ait eu lieu pour la constitution du comité exécutif à ce jour. Un comité exécutif a pourtant été bel et bien constitué dont certains membres sont de parfaits inconnus pour les familles de diabétiques car ils n’ont jamais été associés à la lutte contre le diabète. Ces parents d’enfants diabétiques ont porté plainte au bureau Registrar of Associations qui a initié une enquête.
Fondée en 2006 par Rani Balloo, une infirmière spécialisée en diabète, la DPSG avait obtenu en 2011 le National NGO Award et en 2013 la Barclays Colors of Life Award en reconnaissance pour le travail accompli auprès des enfants diabétiques de type 1 et de leur famille. Elle est aussi enregistrée comme un institut de formation. L’ONG a bénéficié d’un financement de Rs 5 M l’Union européenne et des dons des entreprises dans le cadre de la Corporate Social Responsibility. Elle est composée de 200 membres. Grande fut la surprise du groupe des familles de diabétiques de constater que l’actuel comité ne reconnaît que l’existence de 12 membres. « Nous allons envoyer une copie de notre liste de membres au Registrar. Nous n’avons jamais refusé de payer nos cotisations. Nous n’avons reçu à ce jour aucune lettre officielle nous disant que nous ne sommes plus membres de la DPSG. Nous demandons au Registrar de donner un ordre pour la tenue d’une assemblée générale », affirme le groupe de parents de diabétiques. À un moment où l’on prône la professionnalisation des ONG, ils demandent que la DPSG soit rendue aux professionnels de santé. Ils font état de leurs appréhensions concernant le sort des biens de l’ONG dont une clinique mobile d’une valeur de Rs 1,7 M qui pourraient bien disparaître par magie. L’incertitude plane sur la poursuite des activités de l’ONG, dont la tenue d’un camp de vacances qui était prévu pour novembre prochain. « Ce sont les enfants diabétiques qui perdent », disent leurs parents en colère. L’ONG était notamment réputée pour ses visites à domiciles, le dépistage, la formation et les campagnes de sensibilisation.