Il y a quelques mois, l’Ombudsperson for Children’s Office (OCO) a initié une enquête sur une ONG spécialisée dans la prise en charge d’enfants handicapés, physiques et mentaux. Le directeur de l’organisme a été formellement interdit d’emmener certains de ses pensionnaires chez lui, le week-end. Contredisant l’OCO, le responsable de l’ONG – qui a souhaité gardé l’anonymat – nie catégoriquement d’avoir accueilli des mineurs handicapés dans sa résidence. L’OCO n’est pas le seul à avoir ouvert un dossier sur cette ONG, très connue. D’autres services de l’enfance ont été interpellées suite à des dénonciations. Une lettre faisant état de « several unconventional as well as suspectful behaviours and attitudes of the management » a été déposée à la Child Development Unit (CDU), entre autres…
Les autorités pour la protection de l’enfance ont dans leur tiroir un dossier qui comprend des allégations graves et extrêmement compromettantes, lesquelles, si divulguées, pourraient ébranler l’image d’une organisation non gouvernementale. Image que celle-ci a pris le soin de façonner et d’entretenir depuis son arrivée dans le monde du social et de la prise en charge d’enfants à besoins spéciaux, il y a quelques années seulement. Les nombreux reportages sur les services de l’ONG aussi bien que son directeur publiés dans la presse; des articles et enregistrements vidéo en ligne et les mentions qui sont faites sur son travail par les comptes rendus des départements sociaux des sponsors ont contribué à consolider la crédibilité de cet organisme.
Toutefois, il y a quelques mois, des complaintes sur les conditions dans lesquelles des bénéficiaires – des garçons encore mineurs – passent leur quotidien ont été adressées à la CDU, au ministère du Développement de l’Enfant, au bureau de l’Ombudsperson pour les Enfants, à la Brigade des Mineurs et à la Police Family Protection Unit. Et lorsque des informations lui sont parvenues, l’Ombudsperson pour les Enfants, Vidya Narayen, s’est intéressée de très près à cette ONG. Elle s’est même rendue sur place. Depuis sa visite et celle des représentants de son bureau, une enquête a été ouverte sur l’ONG. Dans une déclaration à Week-End, Vidya Narayen explique qu’elle n’est pas en mesure de commenter cette affaire puisqu’une enquête est en cours. Mais selon différentes sources, y compris celles qui fréquentent les abris gérés par l’ONG, le passage de l’Ombudsperson et de ses officiers dans une des résidences de l’organisme n’a pas été vain!
« Kan bann ofisye sa biro la inn vinn fer lanket, responsab la inn anbarase, inn bizin met lord dan shelter, netwaye, separ bann zenfan dapre zot laz ek zot ka », confie une source. Aussi, si le responsable de l’ONG a été sommé d’améliorer la qualité de ses services, il a également été sommé de ne plus… emmener ses pensionnaires masculins et mineurs chez lui en week-end. Cette information nous a été confirmée par le bureau de l’Ombudsperson pour les Enfants et le ministère de l’Egalité des Genres. Par ailleurs, il n’y a pas que les autorités de l’enfance qui ont initié une enquête sur l’organisme. En effet, l’aide de la police a été sollicitée par une institution…