Shirin Aumeerudy-Cziffra, Ombudsperson pour les Enfants, a présenté le huitième rapport annuel de son bureau, mercredi dernier. Le rapport, sans aucun doute le plus élaboré de tous, fait, entre autres une analyse quai méthodique des réalisations accomplies: parmi la ratification du protocole sur le trafic d’enfants, et des failles notées dans différents secteurs concernés par l’enfance et leurs services d’intervention de septembre 2010 au même mois de cette année. Le rapport revient longuement sur un des services les plus sollicités, notamment la Child Developement Unit du ministère de l’Egalité des Genres. Il rappèle les recommandations faites pour que la CDU fonctionne plus efficacement. Au cours d’une enquête sur le trafic d’enfants (portant sur l’adoption), l’Ombudsperson, qui souhaite avoir les conclusions de 29 cas rapportés auprès de la CDU, note que sa requête est restée vaine. Le ministère de l’Egalité des Genres, dit-elle, est en présence de ces cas depuis…2001. « This is shocking especially as there were 16 cases in 2007, 5 in 2008 and in 2009 and in 2010 », écrit-elle. Abordant l’impact de la violence domestique sur les enfants, l’Ombudsperson recommande la révision du système de Protection of Order. Au gouvernement, elle réitère sa demande pour l’implémentation de l’enregistrement vidéo des statements d’enfants victimes d’abus sexuels. Le rapport présente, comme à l’accoutumée, une sélection de cas rapportés au bureau de l’Ombudsperson pour les Enfants, dont celui de la petite Joannick Martin, agressée puis brûlée vive. Le rapport relève, à travers ces cas, les recours aux dispositifs et autres structures en place pour traiter les dossiers référés au bureau de l’Ombudsperson pour les Enfants, les failles dans les systèmes de prise en charge etc… Entre septembre 2010 et septembre dernier, 390 cas ont fait l’objet d’enquête. 33 d’entre eux étaient relatifs au secteur de l’éducation. Dans un autre temps le document consacre une dizaine de paragraphe sur des propositions pour combattre la punition corporelle. Shirin Aumeeruddy-Cziffra propose une définition précise de la punition corporelle: « as any form of physical abuse administered to a child in a context of punishment or control. » De plus, elle se dit inquiète quant à la situation de cette problématique, qui ne régresse pas.
Par ailleurs, ce 8ème rapport qui fait référence de manière ponctuelle au Children’s Bill et qui attend beaucoup de celui-ci, évoque une proposition concernant la prévention contre la grossesse juvénile: l’autorisation légale à des adolescentes d’avoir recours à la contraception avec l’accord de leurs parents.
Au chapitre de l’éducation, Shirin Aumeeruddy-Cziffra se dit pour la révision du CPE et l’abolition des leçons particulières au primaire. Celles-ci, écrit-elle, privent les enfants de leurs droit aux loisirs et encourage l’inégalité entre les enfants qui ont les moyens de suivre des leçons privées et ceux qui n’en n’ont pas. L’Ombusperson accueille favorablement l’introduction (en 2012) du kreol morisyen à l’école. « I(…)believe that this measure will be beneficial to all school children. »