Une grande restructuration a lieu actuellement au secteur Ingénierie du groupe IBL. Dans cet exercice, la compagnie Engitech (ex-Robert Le Maire) racheté par le groupe en 2012, se dirigerait vers la fermeture, vu que ses activités seront reprises par d’autres compagnies du groupe. Les employés seront eux aussi redéployés, tandis qu’une trentaine a été remerciée. Un accord pour leur compensation a été signé vendredi dernier. Certains employés s’interrogent sur les « vraies raisons de la fermeture de cette entité », souhaitant que le ministère du Travail enquête sur cette affaire.
En février dernier, la centaine d’employés d’Engitech apprenait qu’une grande restructuration était en cours dans le secteur ingénierie du groupe IBL et que les activités « viables » de la compagnie allaient être intégrées à d’autres entités du groupe. En d’autres mots, cela signifie que la compagnie pourrait opter pour la fermeture. Les employés apprennent par cette même occasion que la « préservation de l’emploi sera une priorité » lors de l’exercice de restructuration. Plus tard, il sera ainsi dévoilé qu’une trentaine d’entre eux seront remerciés et que les autres allaient être redéployés vers d’autres compagnies du groupe.
Pour ces employés c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase car ce n’est pas la première fois qu’ils passent par une restructuration. Déjà, en 2013, après le rachat de Robert Le Maire par le groupe, des entités ont fusionné et le personnel redéployé. Parmi ceux-là, « certains n’ont pu s’adapter à leur nouvel environnement et ont dû quitter leur emploi », fait-on ressortir.
D’où la crainte qui s’est installée parmi ceux qui doivent, lors de l’actuelle phase de restructuration, être redéployés vers d’autres entités du même secteur. Ceux qui ont été remerciés sont parvenus à un accord pour leur compensation, à travers leur représentant syndical. Parmi ceux qui sont supposés rester, certains veulent partir car ils ne sont guère rassurés quant au redéploiement, même si la formule « No Worse Off » leur a été proposée.
Qui plus est, ces employés s’interrogent sur les « vraies raisons » derrière cet exercice. Ils font le lien avec le fait qu’ils ont refusé de signer un nouveau contrat lors de la reprise de Robert Le Maire par le groupe. Dans ce même sillage, un groupe d’ouvriers avait servi une mise en demeure à la compagnie en raison de « changements apportés à leurs conditions de travail. »
Les employés ne manquent pas non plus de faire ressortir qu’Engitech est une compagnie profitable, avec un chiffre de Rs 6,066,150 pour l’année 2015 contre Rs 4,852,143 pour CMH ; Rs 3,053,285 pour Scomat et Rs 1,502,474 pour Servequip. Ils se demandent donc : « pourquoi Engitech ? » et invite le ministre du Travail à « enquêter sur ce cas ». Ils ne manquent pas non plus d’affirmer qu’Engitech s’oriente vers la « fermeture » seulement deux ans après sa création.
Du côté du groupe IBL, on ne parle pas de fermeture mais de « restructuration ». Le service de communication du secteur Ingénierie sollicité sur cette affaire, met l’accent sur un ralentissement dans le secteur de la construction ces trois dernières années, soit une contraction de 24%. En conséquence, le secteur Ingénierie d’IBL – qui regroupe six entreprises –, s’est lancé dans un exercice de revue stratégique sur trois axes : « renforcer davantage les activités viables et ayant des perspectives d’avenir solides en combinant les métiers/activités complémentaires ou similaires ; Revoir et affiner le mode opérationnel de toutes les activités dans leur ensemble ; étudier de nouvelles perspectives de développement. »
Pour ce qui est des interrogations soulevées par des employés, le secteur Ingénierie d’IBL a davantage communiqué sa position (voir plus loin).
Par ailleurs, il nous revient également qu’un accord a été trouvé entre le syndicat et la direction concernant la compensation de ceux qui seront licenciés. Avec cet accord et une éventuelle fermeture d’Engitech, le cas en cour deviendrait caduc.