Présente à Pailles depuis plus de trois ans dans le social, la fondation ENL entend dynamiser ses activités dans cette région, principalement à Anse-Courtois. Une dizaine de familles ont reçu la visite hier des membres de l’équipe de CSR, menée par Mario Radegonde, CSR Manager. ENL Foundation montrerait un intérêt pour le relogement et l’accompagnement de ces familles.
« Avec la présence de nos entreprises à Pailles, le groupe ENL a accentué ses actions sociales dans cette région depuis plusieurs années. Les pluies diluviennes, qui ont touché la capitale samedi, ont soulevé un problème de taille que de nombreux Mauriciens ignoraient à ce jour : l’existence d’Anse-Courtois », explique un membre d’ENL Foundation. Depuis, l’équipe CSR est omniprésente sur le terrain auprès de ces familles, qui, à l’annonce des grosses pluies, sont obligées de quitter leurs maisonnettes.
Le Mauricien a rencontré hier une équipe de ce groupe. Mario Radegonde, CSR Manager d’ENL Foundation a fait la tournée des maisonnettes et a rencontré les résidants pour voir « comment s’est passée la soirée d’hier ». Interrogé sur la possibilité que le groupe ENL se penche sur le relogement et l’accompagnement des familles d’Anse-Courtois, M. Radegonde a souligné que « rien n’est officiel pour l’instant. L’équipe d’ENL travaille actuellement sur ce projet ». Et d’avancer : « Avec les inondations de samedi, la situation de ces familles, précisément leur relogement, est devenue urgente. » Toutefois, selon les sources sûres du côté d’ENL Foundation, le « hic » pour des logements sociaux proviendrait du manque de précision dans les guidelines concernant le Housing du National CSR Committee. « Cela n’a toujours pas été formellement établi et c’est ce qui fait que de nombreuses compagnies piétinent pour enclencher des housing projects », soutient notre interlocuteur, qui a souhaité garder l’anonymat. Par ailleurs, ENL Foundation estime qu’une superficie de 55 m2 sera accordée aux maisonnettes « si le projet de relogement prend vie », contrairement aux 23 m2 (que prévoit le gouvernement pour les projets de Housing) ». Mario Radegonde dit souhaiter que ces familles vivent dans les meilleures conditions possibles. « ENL dispose de terrains pour reloger ces familles qui ne seront pas séparées parce qu’elles vivent déjà en communauté. Cela pourra se faire à Pailles, Saint-Pierre ou Moka. » Si ce projet prend vie, il nécessitera un investissement de Rs 12 à Rs 15 millions. Un projet qui sera confirmé d’ici une semaine.
Les résidants devaient recevoir la visite de psychologues. « Il leur faut un suivi psychologique vu le traumatisme qu’elles ont vécu samedi dernier », estime Mario Radegonde.