Cette phrase est très souvent accompagnée de pleurs, de chagrin, de griefs, de sentiments amers et inconsolables, de réflexions profondes sur la valeur de la vie et de prise de conscience. Or, beaucoup de ces malheurs « auraient pu » ou devrait-on dire « auraient dû » être évités. Nous avons tous été témoins de scènes poignantes de derniers hommages rendus aux victimes d’accidents de la route n’ayant pas survécu. Nous ne pouvons pas rester insensibles à de tels moments désagréables qui se produisent quotidiennement. Il est l’heure de bouger. Il est grand temps que chacun prenne ses responsabilités afin que cette phrase ne soit pas utilisée aussi fréquemment qu’elle l’est de nos jours.

                    Mellino Bégué

Souvent pointé du doigt, l’alcool se retrouve au centre des débats sur la sécurité routière. La consommation de ce produit ne constitue plus un délit comme au temps de la Prohibition. Tous les majeurs peuvent s’en procurer et en consommer légalement. Sa consommation est banalisée à tel point que beaucoup prennent le volant même après la consommation d’une quantité dépassant la limite autorisée par la loi. La seule raison derrière cette pratique, c’est le fait que ces adeptes l’ont fait une fois et il ne s’est rien produit de grave. De ce fait, ils arrêteront uniquement quand « enn maler   pou arive ». Des campagnes mondiales ont été menées afin d’éveiller la conscience du public sur l’importance d’avoir Sam ou tout autre prénom à la sortie de fêtes.

« Allo , Bow… ! » Vous avez bien compris. Nous faisons référence au téléphone portable. Son utilisation quotidienne et son importance dans la vie de tous les jours affectent tous les usagers de la route : piétons, motards, chauffeurs. Musique à fond, yeux rivés sur l’écran, appels téléphoniques, sms, concentration focalisée, usage des réseaux sociaux et connectivité accrue sont les raisons qui font que les usagers de cet appareil électronique s’exposent à de graves dangers quotidiennement. Les autorités mondiales en matière de sécurité routière mènent une lutte acharnée contre ce fléau : l’utilisation du portable en étant usager de la route, pour éviter que « bann maler arive ».

0-100 km/h en moins de temps possible. Ceci résume la puissance du moteur et des améliorations apportées aux véhicules en question. Les images et les vidéos de crash violents ne manquent pas. Perte de contrôle des véhicules, incapacité d’appliquer les freins de façon efficace pour s’arrêter net en moins de 10 mètres à une vitesse de 140 km/h. La vitesse est une source de frissons qui déclenche la curiosité. Dans de nombreux cas, les panneaux signalant les limitations de vitesse ne sont respectés uniquement lors des contrôles de police signalés par les appels de phares (certes, tout chauffeur aime en être averti). La vitesse est souvent citée lors des dérapages ou retournements des véhicules sur le toit. Respectons les limitations de vitesse pour que « bann maler pa arive ».

Les piétons, souvent victimes d’accidents de la route ont aussi leur part de responsabilité. De nombreux piétons ont été fauchés sur l’autoroute. Qui est en tort ? Vous avez certainement entendu les plaintes des proches ou amis disant qu’il est parti trop tôt ou que cela occasionne des douleurs insoutenables. Toutefois, il est important de faire ressortir que l’autoroute n’a jamais été conçue pour être traversée par des piétons. Arrêtons ces pratiques inciviques qui font des morts. Veuillez noter que les freins, chers piétons, ne sont instantanés sur aucun modèle de voiture existant. De ce fait, prenez vos précautions lors des sorties sur la route. Souvent les écouteurs branchés, l’attention qui est focalisée sur le téléphone portable ou des conversations intenses avec des pairs, bifurcation directionnelle qui abrutit les chauffeurs ou motocyclistes, l’utilisation presque dictatoriale des passages piétons pour imposer de façon brutale et abrupte l’application des freins par les chauffeurs pour éviter toute collision, sont des causes de « maler ki ti kapav evite ».

Les accidents de la route sont des phénomènes mondiaux qui pourrissent la vie et chamboulent la vie des gens. Les contraventions, les lois plus sévères, les punitions plus sévères découragent souvent. Or, c’est une éducation en amont qui doit être préconisée. « Oui à la vie » est une campagne pour la sécurité routière menée par un groupe de jeunes du Plaines Wilhems Regional Youth Council de concert avec les autorités concernées. Une éducation dès l’enfance est nécessaire pour instruire les enfants à être de bons usagers de la route. Au jardin Balfour, les pistes cyclables pour les enfants sont parsemées de panneaux, de signes qui peuvent aider à éduquer les enfants dès leur jeune âge. C’est une très bonne initiative des autorités.

Néanmoins, il est important de saluer les usagers conscients et responsables sur nos routes. Mesdames, Mesdemoiselles et messieurs, continuez à être aussi consciencieux sur nos routes. Continuez de faire montre des règles de bienséance en étant sur les routes. Soyez des modèles pour les autres et surtout pour les plus jeunes afin que nos routes soient moins meurtrières.

MELLINO BÉGUÉ