Une semaine après l’agression sauvage au Pont Bruniquel de Fabrice Édouard, qui s’est présenté comme le Pablo Escobar mauricien lors de l’émission de la chaîne M6 sur Maurice, Jimmy Marthe, celui qui est soupçonné comme étant le principal agresseur, aussi connu sous le nom de Colosso, s’est constitué prisonnier en fin de matinée au poste de police de Baie-du-Tombeau. Depuis la semaine dernière, une Special Squad, comprenant des éléments de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu), de limiers du Central CID et de la CID de Port-Louis Nord, a été constituée en vue de retrouver les traces de Colosso et de cinq autres suspects impliqués dans cette agression et identifiés par des témoins.
En se rendant à la police en fin de matinée, Jimmy Marthe aussi connu sous le nom de Colosso était accompagné de Me Rex Stephen. L’homme de loi a indiqué aux journalistes présents que son client dispose d’un alibi de taille au moment des faits, qui pourrait relever d’un règlement de comptes à la suite des déclarations de la victime au cours de l’enquête exclusive de M6 sur Maurice. Colosso a affirmé aux limiers de la CID de Port-Louis Nord qu’il ne se trouvait pas dans la région de Baie-du-Tombeau au moment de l’agression.
Me Stephen, l’avocat de la défense, compte produire des témoins, dont des proches de Colosso, pour soutenir la thèse de l’alibi face aux accusations portées contre lui par Noëllie Édouard, la mère de la victime, dans une déposition faite à la police de Baie-du-Tombeau mardi. Entre-temps, des amis et des proches de Jimmy Marthe, qui a été placé en détention policière, ont fait le déplacement en nombre dans les parages du poste de police en vue de suivre le déroulement de cette affaire.
Indépendamment des preuves que compte apporter la défense de Colosso, les responsables de cette enquête ont pris des dispositions pour la comparution du suspect devant le tribunal de Pamplemousses en cours d’après-midi pour le délit d’agression sur Fabrice Édouard, qui est toujours sous observation au Princess Margaret Orthopaedic Centre. La victime a été grièvement blessée à la tête et porte de nombreuses traces de coups et d’ecchymoses sur le corps.
Le principal témoin de la police dans cette enquête, à la suite de la diffusion de cette émission de M6 sur l’une des chaînes satellitaires dans la soirée du lundi 23 janvier, est Noëllie Édouard. La mère de la victime a affirmé à la police qu’elle était sortie de son domicile dans le complexe de la NHDC de Baie-du-Tombeau après minuit quand elle avait entendu les plaintes de son fils.
Noëllie Édouard a formellement déclaré à la police qu’elle s’était retrouvée en face avec le dénommé Colosso, qui tenait entre ses mains la paire de jeans et le t-shirt de son fils. « Ale dir lapolis mwa Colosso ki inn batt li », aura déclaré le principal suspect. Toutefois, dès que le nom de Colosso a été cité dans cette affaire, les proches de celui-ci, dont sa mère, sont venus de l’avant publiquement pour soutenir qu’il n’est nullement mêlé à cette affaire puisqu’il ne se trouvait pas dans les parages dans la nuit du 23 au 24 janvier.
Outre le dénommé Colosso, la police est sur la piste d’une dizaine de suspects, qui auraient participé à l’agression du faux Pablo Escobar local après le passage sur le petit écran de l’émission de M6. Cinq d’entre eux ont été identifiés par des témoins à la police. Mais jusqu’ici les opérations de la police en vue de soumettre à des interrogatoires les suspects se sont révélées vaines.
Avec le développement de ce matin toutefois, il existe des possibilités que ceux recherchés par la police se livrent de leur propre gré au fil des jours à venir en vue d’élucider les circonstances et les raisons derrière cette sauvage agression avec en toile de fond le trafic de drogue dans la banlieue de la capitale, une région jugée vraiment chaude.