Avec la tournure des événements, il semblerait que les élus MSM font la queue au QG de l’ICAC. Avec Maya Hanoomanjee devenue une client régulière, il faudra s’attendre à voir l’ex-ministre Showkutally Soodhun être convoqué dans les jours à venir, alors que le Senior Adviser au ministère des Finances, Sunil Dowarkasing a saisi la Cour suprême en fin de semaine pour réclamer une injonction contre sa convocation dans l’enquête sur le scandale du siècle du rachat de MedPoint.
Le leader de l’opposition s’est rendu à l’ICAC au sujet de l’identité de la source ministérielle des allégations au sujet des présumées instructions du PM, Navin Ramgoolam, pour un 2e exercice d’évaluation de la clinique MedPoint. Il a donné les noms de Showkutally Soodhun et du Dr Zouberr Joomaye comme étant l’intermédiaire. Il a apporté une précision de taille en révélant que la conversation s’était déroulée dans le bureau du ministre incriminé.
« Kuma zot koné le 22 juillet mo ti donn enn full statement et mo ti dir dan mo statement ki ena enn certain temp de cela ene professionel ti dir mwa ki linn zwenn enn minis kin dir li ki Navin Ramgoolam inn recevwar Dr Malhotra dans so biro et sibsekaman in téléfon au Chief Government Valuer Mr Bissessur. Mo ti dir dan mo statement ki mo ti demane le professionel en kestion de confirmer avek minis concerné. Linn rencontre a nuvo le minis concerné dans so biro e le minis inn confirm sa », a déclaré en substance Paul Bérenger après sa déposition.
L’un des premiers témoins à être convoqués sera le Dr Joomaye pour corroborer les propos de Paul Bérenger avant que l’ex-ministre Soodhun ne soit confronté à ces éléments. Les explications fournies pourraient relancer l’intérêt dans cette enquête, qui a démarré depuis la mi-janvier.
De son côté, Sunil Dowarkasing a juré un affidavit contre l’ICAC en vue d’obtenir une injonction contre sa convocation pour interrogatoire. Depuis juin dernier, Me Roshi Bhadain, dont les services ont été retenus par le Senior Adviser de Pravind Jugnauth, veut obtenir de l’ICAC les raisons de cette interrogatoire.
Le bras de fer devant la Cour suprême a été reporté au 5 septembre prochain, confirmation que d’ici là, l’enquête de l’ICAC ne pourra être bouclée .