League Of Legends (photo d'archives)

Alors qu’elle avait repris le 10 février dernier cette année, l’affaire du dopage du cheval League Of Legends s’est poursuivie le samedi 15 février. Deux personnes ont été interrogées. Bertrand Baudot du QuantiLAB et le chef actuel de la sécurité du Mauritius Turf Club, Sanraj Damadarsing.

Si le premier nommé a donné plus de précision sur l’EPO et est revenu sur la procédure entourant le sampling, Sanraj Damadarsing a été lui, pressés de questions, par Me Gavin Glover Sc, qui défend les intérêts de l’entraîneur Chandradutt Daby. S’il avait expliqué lors de la première enquête, initiée par l’australien John Zucal qu’il avait visionné les vidéos des caméras du 09 au 11 juin dernier en compagnie de Chintamuni, responsable des vidéos de surveillance et avait trouvé qu’il n’avait rien d’anormal avant de les effacer, il est cette fois revenu sur cette version et a expliqué que c’est Nawaz Rawat, qui occupait le poste de Chef Security Officer qui l’avait fait. Criblés de questions, il devait par la suite demandé à ce que la séance se déroule à huis clos au grand étonnement des journalistes présents.

La question qui doit être posée est si Sanraj Damadarsing aurait t-il menti lors de la première enquête?. Du moins, ce qui est sûr c’est qu’il a changé sa version hier matin. Il a expliqué à la suite d’une question de la partie défenderesse qui est composée de Me Gavin Glover Sc et d’Arasen Kallee qu’il n’était pas responsable des caméras, mais bel et bien Nawaz Rawat. Il a ajouté que ce dernier est celui qui avait pris la décision d’effacer les vidéos du 09, 10 et 11 juin 2018. Ce qui étonne, est que, Nawaz Rawat qui a depuis repris du service comme Stable Supervisor chez l’établissement de Shyam Hurchund, a expliqué qu’il n’était pas en poste durant cette période et qu’il n’avait rien à voir dans cette affaire. Visiblement troublé par la tournure des événements, Sanraj Damadarsing a demandé à ce que l’enquête soit poursuivie sans la présence des journalistes, ce qui devrait être une nouvelle fois le cas la semaine prochaine. Une prochaine séance où la version du chef de la sécurité sera confronté à son prédécesseur, Nawaz Rawat.

Au préalable, c’est Bertrand Baudot, directeur général du QuatiLAB qui a été questionné. Selon lui, il est fort probable que le cheval League Of Legends n’ait été dopé au maximum 48 heures avant le sampling, dû au fort taux d’EPO dans le sang du cheval. La QuantiLAB n’étant  pas accréditée pour détecter ce produit, il a par la suite conseillé au Mauritius Turf Club, de faire une deuxième prise sanguine du cheval pour l’envoyer et était confiante que le produit sera encore détectable.

Pour rappel, c’est le 12 juin 2018, que toute cette affaire a éclatée lors des tests inopinés, effectués par le Mauritius Turf Club, en collaboration avec la Gambling Regulatory Authority. Un produit dopant, L’Epo est détecté dans le sang du cheval League Of Legends. Une première investigation présidée par John Zucal devait aboutir sur une lourde suspension de douze mois pour l’entraîneur Chandradutt Daby. Pas satisfait de la sanction, il avait  fait appel et le board avait ordonné une enquête de ‘novo’. C’est cette dernière qui se poursuivra samedi prochain à 09h30.