Graduellement, l’enquête du Central CID sur la gestion des Joint Accounts à la Mauritius Commercial Bank, avec des dépôts initiaux de Rs 5 millions, continue à progresser. Après avoir confirmé la non-validité de la décision visant à priver l’ancienne Manager SWIFT Services, Michèle Tsang Ping, de l’accès à ces comptes bancaires conjoints, les enquêteurs de la police attaquent un autre volet de ce complot allégué avec la convocation ce matin du Head of Human Resource de la MCB, Eddy Jolicoeur, qui a retenu les services de Me Angélique Desvaux de Marigny.
Depuis ce matin Eddy Jolicoeur est interrogé Under Warning au sujet de son rôle et responsabilités dans les manoeuvres menant au limogeage de Michèle Tsang Ping de ses fonctions de Manager SWIFT Services à la MCB suite à cette affaire de Joint Accounts avec une ancienne collègue, Patricia Smith. Le principal sujet de l’interrogatoire du Human Resource Manager porte sur la coïncidence de la lettre d’interdiction émise contre Michèle Tsang Ping au lendemain du rendez-vous de Shoprite du 29 mars 2012.
Le 29 mars 2012, en présence du Private Banker Dominique d’Unienville, Michèle Tsang Ping avait été forcée à renoncer à tous ses droits sur ces comptes conjoints avec Patricia Smith au profit de Vanessa Brown. Mais croyant qu’elle allait mettre un terme à son calvaire, elle avait reçu le 30 mars 2012 une lettre de la MCB l’interdisant de ses fonctions sur le champ et l’assignant devant un comité disciplinaire.
Parmi les charges retenues contre l’ancienne Manager SWIFT Services, la MCB avait fait état du fait que dans cette affaire de Joint Accounts « Michèle Tsang Ping has taken advantage of her managerial position and it is alleged that she has put her employer in an embarrassing situation towards Vanessa Brown ». Il était également reproché à Michèle Tsang Ping d’avoir refusé le remboursement de Rs 100 et de Rs 1 873 000, représentant des retraits bancaires effectués après le décès de Patricia Smith le 11 août 2011.
Les limiers du Central CID devront consigner la version du Human Resource Manager au sujet de l’origine des directives en vue d’engager des procédures disciplinaires contre une employée de la banque sur une affaire traitant des relations entre une cliente et sa banque. Il devra également apporter des éclaircissements au sujet des reproches formulés contre Michèle Tsang Ping au sujet de ces actions disciplinaires.
Dans cette affaire, le Human Resource Department de la MCB répondra du tac au tac aux démarches entreprises par l’ancienne Manager de SWIFT Services. Cette dernière avait servi une mise en demeure à la MCB le 30 avril de l’année dernière. A peine quatre jours après, Eddy Jolicoeur ajoutait une autre charge contre Michèle Tsang Ping. Dans une lettre le 4 mai de l’année dernière, elle est accusée d’avoir « maliciously and improperly threatened MCB and her colleagues. »
Alors qu’elle avait consigné trois dépositions contre la MCB en juillet de l’année dernière, Michèle Tsang Ping s’est retrouvée avec une nouvelle accusation additionnelle dans le cadre du comité disciplinaire. Elle était accusée d’avoir « levelled criminal allegations against several work colleagues ». Après une nouvelle déposition à la police le 30 octobre 2012, l’ancienne Manager de SWIFT Services fut limogée le 27 novembre de l’année dernière.