L’enquête judiciaire instituée par le DPP dans le cadre des inondations meurtrières du 30 mars a démarré aujourd’hui avec le témoignage du Chief Inspector Dawoonath, qui est en charge de la Police Information and Operation Room (PIOR), là où se trouve le main control room des caméras CCTV. Des enregistrements vidéos de ces caméras situées près du poste de police de Fanfaron, au marché central et à Victoria Square ont été visionnés en cour.
L’enquête judiciaire sur les inondations meurtrières du 30 mars qui ont fait 11 victimes a démarré sur le fond aujourd’hui avec le témoignage du Chief Inspector Dawoonath. Lors de l’audience, le CI Dawoonath devait expliquer les fonctions de la PIOR et il est revenu sur les événements du 30 mars à Port-Louis. Selon le témoin, la PIOR est responsable de la coordination et du monitoring des activités policières dans l’île. Sa fonction est de divulguer les informations reçues aux postes de police de l’île pour que des actions soient mises en oeuvre si besoin est. Son autre fonction est de veiller au fonctionnement des caméras CCTV placées dans différentes régions de l’île. Le témoin a indiqué que le Main Control room des caméras CCTV se situe à la PIOR et que le rôle des officiers de cette branche est de visionner les images des caméras et de rapporter les incidents qui se produisent. Selon le CI Dawoonath, 272 caméras opérationnelles ont été placées dans différentes régions de Port-Louis, notamment sur l’autoroute M1 et le long du rond-point de Baie-du-Tombeau à Vallée-Pitot. Il souligne que la PIOR est capable de contrôler les caméras en les faisant pivoter ou en les fixant sur un objectif. Il devait indiquer que les caméras couvraient seulement les domaines publics et non les propriétés privées. Questionné par Me Raj Rammaya, représentant la poursuite, sur les types de caméras qui ont été installées, l’officier devait répondre qu’il y a deux types de caméras, une rotative à 360 degrés et une fixe. Questionné par la poursuite sur les images qui sont enregistrées par les caméras, l’officier devait répondre que les images sont effacées du système 30 jours après l’enregistrement sauf si elles doivent être sauvegardées comme référence pour des enquêtes. Les images enregistrées sont contrôlées par le Main Server qui se situe à la Police Communication branch, qui travaille à l’unisson avec la PIOR sur le fonctionnement des caméras, indique le témoin. Ce dernier ajoute que les images des caméras sont visionnées 24/7 et que le rôle de cette branche est de rapporter tout incident aux autorités concernées pour que des actions soient entreprises.
Questionné sur les événements du 30 mars, le CI Dawoonath a répondu que dans la matinée du 30 mars jusqu’à midi, il ne pleuvait pas. Ce n’est que quelque temps après qu’il a été informé qu’il commençait à pleuvoir dans différentes régions de l’île. C’est suite à cela que des ressources policières ont été déployées dans ces régions. Selon l’officier, c’est vers 13 h que la pluie a commencé à s’abattre sur Port-Louis. Des officiers de police avaient alors été mandés sur les lieux pour fournir de l’aide. C’est lorsque Port-Louis a été prise par une montée des eaux importante que la PIOR a réalisé que ce n’était pas une pluie ordinaire, alors qu’il n’y avait eu aucun bulletin météo à cet effet, souligne l’officier. De fortes ressources policières avaient été déployées à Port-Louis après avoir été informées d’une importante accumulation d’eau.
Dans un deuxième temps, le Chief Inspector Dawoonath a présenté les enregistrements vidéo des caméras basées à Port-Louis pour qu’ils soient visionnés en cour. Les premières images montrent différents endroits de Port-Louis, notamment près du poste de police de Fanfaron, au marché central et àu Victoria Square, où le niveau d’eau a commencé à monter aux alentours de 14 h suite à de grosses averses.